Eurosport - jeu, 13 déc 10:54:00 2007
Selon le site internet du journal américain Velo News, le maillot jaune du Tour de France aurait été impliqué dans un trafic de produits dopants. Par ailleurs, la fédération danoise a maintenu sa décision au sujet de l'éviction de Rasmussen pour les Mondiaux et les Jeux Olympiques de Pékin.
Selon le site internet du magazine américain Vélo News, le maillot jaune du Tour de France, Michael Rasmussen, aurait demandé à un coureur américain de transporter pour lui des produits dopants en 2002. "Un ancien coureur amateur de VTT a accusé jeudi Michael Rasmussen d'avoir essayé de le duper en lui faisant transporter illégalement des produits dopants vers l'Europe en 2002 ", affirme Velo News. Selon le témoignage de Whitney Richards, Rasmussen lui avait demandé de lui ramener des Etats-Unis une boîte contenant des chaussures de vélo. Un ami commun avait apporté la boîte chez Richards, qui dit l'avoir ouverte et y avoir découvert des produits sanguins de fabrication américaine.
Interrogé sur cette affaire vendredi après l'arrivée de l'étape à Castres, le Danois de Rabobank a confirmé qu'il connaissait Richards, mais n'a rien dit sur l'affaire elle-même: " Je ne peux rien confirmer de tout ça", s'est-il contenté de répondre. Selon Velo News, Richards a décidé de rendre publique ses accusations après avoir entendu Rasmussen commenter les affaires de dopage en cours en promettant à ses fans qu'ils pouvaient avoir confiance en lui.
La Fédération danoise confirme
Dans le même temps, le président de la fédération danoise, Tom Lund, mis en cause par Christian Prud'homme pour sa révélation tardive de la suspension de Rasmussen pour les Mondiaux et les Jeux Olympiques, a défendu la position de l'autorité qu'il représente. "Il a eu deux avertissements de l'Union cycliste internationale (UCI) et deux de Antidoping Danmark (l'agence danoise antidopage), pour avoir omis d'informer où il se trouvait lors de ses entraînements " afin d'effectuer des contrôles inopinés, a déclaré Tom Lund sur la chaîne danoise TV2.
Pour M. Lund, "il s'agit de règles que les coureurs doivent respecter et qui sont un instrument essentiel dans la lutte contre le dopage. Et quatre avertissements sont de trop selon nous", a-t-il souligné. Répondant au directeur du Tour Christian Prudhomme, qui s'est demandé pourquoi la Fédération danoise a accepté sans sourciller la présence de Rasmussen au départ du Championnat du Danemark deux jours après qu'il eut un avertissement, M. Lund a affirmé que la DCU "ne pouvait s'opposer" à sa participation.
"Dans ce Championnat national, il courait sous les couleurs de Rabobank, et non sous les couleurs du Danemark. C'est toute la différence", a-t-il précisé. Concernant le "timing" de cette exclusion en plein Tour de France alors que Michael Rasmussen porte le maillot jaune, Tom Lund a indiqué que "ce n'est pas la DCU" qui a fait éclater cette affaire maintenant. "Ce n'est pas nous qui avons choisi le moment, mais les médias (la chaîne de télévision publique danoise DR1) qui en ont eu vent et nous ont interrogés". "Et lorsqu'on nous pose des questions, on n'a pas l'habitude de mentir. Alors nous avons dit la vérité", a-t-il souligné. La DCU "ne comptait pas divulguer" l'éviction de Michael Rasmussen maintenant, "mais en août, lors de l'annonce de la sélection pour le Championnat du monde", où elle devait expliquer les raisons à la presse de son absence parmi les sélectionnés ".
AFP