
SAINT-DENIS (AFP) - Le XV de France, par moment fantomatique, a éprouvé les pires difficultés pour battre (22-13) une modeste équipe d'Ecosse, samedi au Stade de France lors de la 2e journée du Tournoi des six nations, jetant de sérieux doutes sur sa capacité à remporter l'épreuve.
A Cardiff (Millennium Stadium), le pays de Galles, champion en titre, a pour sa part battu l'Angleterre 23-15 (mi-temps: 9-8)
Maigre consolation, les Français marquent leurs premiers points dans le Tournoi après leur défaite inaugurale (21-30) en Irlande, le 7 février. Mais ce premier succès de l'année, sans aucun relief sur le plan du jeu, n'a fait que nourrir les interrogations à deux semaines de la réception des tenants du titre gallois, le vendredi 27 février à Saint-Denis.
Les Français ont répondu présent dans le combat sans collectionner les fautes, joué leur partition en mêlée, bien aidés par l'absence de deuxième ligne de métier dans le pack écossais après la sortie de Hamilton dès la 18e minute.
Mais la copie a cette fois été gâchée par de nombreuses ratures en touche et surtout par une absence totale d'imagination dans l'animation offensive.
"On a vu une équipe de France qui n'a rien lâché, qui s'est accrochée, qui a fait preuve de combativité, a déclaré, dépité, l'entraîneur français Marc Lièvremont après la rencontre. Pour le reste, que d'approximations! Il y a eu énormément de déchet."
Le match a basculé après la pause sur un essai de Fulgence Ouedraogo, sur une passe de Maxime Médard à l'extrême limite de l'en-avant. Sorte de pied-de-nez du troisième ligne tant décrié après la défaite de Dublin mais tout de même à créditer d'un gros rendement au plaquage.
"C'était une passe en avant, je l'ai regardée une nouvelle fois, il y avait en avant, a éructé l'entraîneur écossais, Frank Hadden. C'est très frustrant de perdre. Nous avons été courageux, bons dans le contact et nous méritions mieux sur ce match."
Pour le reste, ce ne fut qu'une collection de ballon tombés et de sorties de balles brouillonnes.
"Il y a eu beaucoup de ballons récupérés mais tellement mal exploités avec une multitude de fautes de goût, de main, au pied", s'est lamenté Marc Lièvremont.
Pour ne rien arranger, l'ouvreur Lionel Beauxis n'a réussi que deux de ses quatre tentatives en première période, glanées par une mêlée tricolore ultra-dominatrice, et la réponse de son alter-ego Phil Godman parvenait à maintenir les Ecossais au contact à la pause (6-3).
Et comme à Dublin, les Français encaissaient trois nouveaux points après leur essai en se mettant à la faute sur le renvoi. Beauxis, heureusement, avait retrouvé son adresse et validait trois nouvelles pénalités, modestes récompense d'un obscur travail d'avants.
Les Ecossais, comme lors de leur défaite face aux Gallois (13-26) le 8 février, se permettaient même d'occuper le camp adverse en fin de partie, et leur acharnement était logiquement récompensé par un essai inscrit par Thom Evans et transformé par Paterson au terme d'une série de pilonnages au sol.



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