Eurosport - ven, 14 mars 10:49:00 2008
En lice en géant (10h) et en slalom samedi, Manfred Moelgg peut espérer s'adjuger les deux globes. A Bormio, l'Italien ne devra pas skier sur la réserve. En slalom, seulement 21 points le séparent de la tête du classement occupée par Jean-Baptiste Grange.
MANFRED MOELGG, vous ne craignez pas d'arriver émoussé aux épreuves de vérité?
M.M. : Je ne sais pas, mais j'arrive à ces finales en pleine forme. Ceux qui me connaissent savent que le climat printanier me donne des forces, et puis l'entraînement de tout l'été était programmé pour arriver au top en fin de saison. Je suis content d'avoir couru le super-G, en accord avec les entraîneurs. Le plus difficile, je l'ai fait à Kranjska Gora (2e du slalom géant, 1er du slalom, le week-end dernier). Claudio Ravetto (le chef d'équipe) m'avait dit: "si tu veux rester en course, tu dois gagner". Je reste sur un succès et je veux encore gagner.
Vous ne ressentez donc aucune pression?
M.M: Sûrement que je me mettrai un peu de pression, parce que je pars pour gagner. Je le dis sincèrement. Mais je vais mettre de la pression également à mes adversaires. Je pense être avantagé car, en faisant deux disciplines, j'arrive à mieux répartir la pression. Avec le géant, je trouve la tranquillité pour le slalom. Et vice-versa. En plus, je "joue" à la maison. Dans ma position, je ne peux que gagner la Coupe. Grange (slalom) et Ligety (slalom géant) ne peuvent que la perdre."
Que pensez-vous de Jean-Baptiste Grange?
M.G: Il a explosé cette année et il a fait une grande saison. Mais il avait déjà démontré son talent en terminant sur le podium des Mondiaux à Are, à mes côtés. C'est un grand skieur et je l'estime beaucoup. J'espère que ça sera une grande bataille.
Deux confrontations passées, en slalom, ont été favorables aux Français.
M.M: (Rires) Jamais deux sans trois? Alors il faut casser cette statistique. Mais il ne faut pas oublier Matt (l'Autrichien Mario Matt, 3e à 85 points de Grange). Il n'est pas si loin. On a vu aujourd'hui qu'avec 99 points de retard, on peut encore gagner. On fera les comptes à la fin.
Si vous aviez à choisir entre les deux Coupes?
M.M: Vraiment, je ne saurais. J'y ai cru toute la saison et ce n'est pas maintenant qu'il faut relâcher l'effort. Je vois qu'elles ont la même couleur, la même taille. Et surtout je me sens au même niveau dans les deux disciplines. J'avais dit après Kranjska Gora que je voulais venir ici tranquille, m'amuser et attaquer. Pour ça, j'espère faire deux grandes courses.