Eurosport - dim, 14 juin 12:58:00 2009
Un an après son titre de champion d'Europe, l'Espagne ne fait plus figure d'outsider au moment d'affronter la Nouvelle-Zélande dimanche, dans le groupe A de la Coupe des Confédérations. Décomplexée par son sacre européen, la sélection ibérique parait en mesure d'assumer son statut de favori.
Le temps où l'Espagne faisait figure d'outsider parait bien lointain. Pourtant, il n'y a guère qu'un an, c'est avec ce statut que la sélection ibérique abordait le championnat d'Europe en Suisse et en Autriche. C'était avant la consécration face à l'Allemagne (1-0), synonyme de premier titre international depuis un autre sacre européen 44 ans auparavant. Le déclic dont la Roja avait tant besoin pour ne plus nourrir de complexes face aux voisins européens, l'Allemagne, l'Italie et même la France. Désormais la Seleccion s'est hissée au niveau. Portée par la génération la plus talentueuse de son histoire, elle est même passée devant ses rivaux, au point d'aborder la Coupe des Confédérations avec un statut de favori qui ne trouve rien à redire. Il y a un an, cela aurait paru présomptueux, tant l'Espagne collait parfaitement au leitmotiv du "toujours placé, jamais gagnant." Oui, la Roja a bien changé.
Et elle ne s'en cache pas. Si le plateau de l'épreuve sud-africaine n'est pas des plus relevés, il comprend cependant deux vraies références du football mondial, le Brésil et l'Italie, respectivement quintuple et quadruple champion du monde. A part au niveau du palmarès, l'Espagne n'a plus à rougir à côté des deux nations les plus titrées au niveau mondial. Elle en a désormais conscience. "Favoris? C'est la vérité. Nous sommes premiers au classement Fifa, mais nous sommes un favori parmi d'autres, avec l'Italie et le Brésil", résume le gardien de la Roja et du Real Madrid, Iker Casillas. Pour le portier merengue, le titre de champion d'Europe est définitivement ce déclic qui manquait à l'Espagne, définitivement décomplexée depuis son parcours austro-suisse. "Historiquement, l'Espagne souffrait contre les grandes équipes, maintenant ce complexe est dépassé. Nous avons enfin passé les quarts contre l'Italie, aux penalties, nous avons confiance maintenant", explique-t-il.
Une confiance renforcée
Cette confiance évoquée par Casillas a même été renforcée durant l'année écoulée depuis le titre de champion d'Europe. La Roja a en effet réalisé le carton plein dans sa campagne de qualifications pour la Coupe du Monde 2010 jusqu'ici. Confrontés notamment à la Turquie, la Bosnie-Herzégovine et la Belgique, les Espagnols ont remporté les six matches qu'ils ont disputés dans le groupe 4 de la zone Europe et devraient logiquement valider leur billet pour l'Afrique du Sud. Mais la confiance des Ibères ne s'arrête pas à la sélection nationale. Les clubs y contribuent également, notamment le FC Barcelone qui s'est offert un fabuleux triplé (Liga, Coupe d'Espagne, Ligue des Champions) cette saison. Pas moins de quatre joueurs du club catalan figurent ainsi dans la sélection de Vicente Del Bosque pour la Coupe des Confédérations (Pique, Puyol, Xavi, Busquets). Il y en aurait eu un cinquième si le génial Iniesta n'avait pas aggravé sa blessure à la cuisse droite, ce qui l'a contraint à déclarer forfait pour le rendez-vous sud-africain.
Une épreuve dont le tirage au sort a épargné les Espagnols, confrontés dans le groupe A à l'Afrique du Sud, l'Iraq et la Nouvelle-Zélande, qu'ils affronteront dès dimanche pour leur entrée dans le tournoi. Les "All-Whites" ne représentent pas une énorme menace pour la Roja, mais les hommes de Del Bosque n'ont pas manqué de souligner que la Nouvelle-Zélande avait donné du fil à retordre à l'Italie, victorieuse (4-3) de l'équipe océanienne en match amical mercredi dernier. "J'ai vu des matches de la Nouvelle-Zélande, c'est une équipe organisée, devant et derrière, avec des joueurs de bon niveau. Notre équipe est bien, physiquement et mentalement, malgré la pression qui pèse sur les favoris, même si nous avons les joueurs pour battre n'importe quelle équipe. Mais si vous ne respectez pas l'adversaire, vous le payez cher", souligne ainsi Iker Casillas. Comme pour rappeler que, si l'Espagne a changé, elle n'a pas oublié d'où elle vient pour autant.
Commentaires 1 - 2 de 22
Effectivement, la Roja est le surnom de l'Espagne en football, et ça veut dire la Rouge ! Monsieur Vincent Bregevin, et ses supérieurs d'Eurosport ou Yahoo Sport, sachez que la Rioja est une région de l'Espagne qui donne également son nom à un vin bien connu, comme le Bordeaux en France... Alors c'est bien beau ce procédé journalistique d'éviter les répétitions avec des synonymes, mais parfois, il vaut mieux répéter que faire le ridicule. L'abus d'alcool avant d'écrire un article est dangereux pour la santé... Relisez et informez-vous avant d'écrire des conneries !
Bon, une fois, je pensais que c'etait une coquille, mais ça se repete tout au long de l'article: le surnom de l'equipe espagnole c'est "la roja" (i.e. la rouge), pas la Rioja !!!! (D'ou il sort, ce Vincent BREGEVIN ?...)
Veuillez vous connecter pour laisser un commentaire
Pas encore utilisateur Yahoo! ? Inscrivez-vous maintenant pour ouvrir un compte gratuitement