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LIGUE 1 - 18e journée - PARIS POUR ÉVITER LA NUIT

sam 15 déc, 00h31


Le premier match concerne la lutte pour le maintien ( Paris-SG - Toulouse , 15h00), le second est un duel de haut de tableau ( Lyon - Nice , 17h10). Exceptionnellement, le Championnat de France va débuter en milieu d'après-midi, samedi. Ce n'est pas pour anticiper le calendrier 2008-2009 qui verra plusieurs rencontres se jouer le dimanche à l'heure de la sieste. C'est hélas plus sérieux. La tension chez les supporters parisiens, dégoûtés par neuf matches à domicile sans victoire, inquiète la préfecture de police au point d'avoir demandé à la Ligue de programmer la rencontre en diurne. Lyon - Nice, avancé ''normalement'' par Canal+ pour diffusion, constitue cependant une date cochée par quelques ultras des deux clubs depuis un vol de banderoles sur une aire autoroutière, le 15 septembre. Il y a de la surveillance dans l'air. Les deux affiches n'avaient pas besoin de ça pour susciter un intérêt. Le PSG (17e), vainqueur à Auxerre dimanche (1-0), tentera pour la quatrième fois de la saison de convertir un succès loin de chez lui en victoire à domicile. Deux nuls et une défaite avaient accompagné les premières conquêtes. Un succès serait d'autant plus précieux que Toulouse (14e) est un rival direct pour le maintien. Le TFC reste décimé par les absences (dix), mais porté par un Johan Elmander redevenu hyper-performant, avec cinq buts en trois matches. Pour Paul Le Guen et Alain Cayzac, cette affiche est un symbole. C'est contre le TFC (0-0), en janvier dernier, que l'ex-Lyonnais avait dirigé pour la première fois le PSG. A ce moment-là, il jouait le maintien et se débattait dans une grave crise avec ses supporters. A croire que rien n'a changé en L1, pusique celle-ci est toujours pilotée de main experte par Lyon. Une victoire contre Nice garantirait à l'équipe d'Alain Perrin de terminer les matches aller en tête. Après la splendide victoire européenne à Glasgow (3-0), voilà qui ferait une semaine mémorable. Une statistique curieuse dit que Lyon ne gagne jamais le dernier match de l'année à Gerland depuis 2001-2002, saison de son premier titre. Un nul serait un heureux présage... Il ne serait pas forcément honteux contre l'équipe de L1 qui reste actuellement sur la plus belle série d'invincibilité (sept matches, trois à l'extérieur), surtout 68 heures après le coup d'envoi du match de C1.

Dans la soirée, le principal enjeu concernera la capacité du Mans (4e) à se hisser sur le podium. C'est possible à condition de battre Lorient (11e), qui n'a pas perdu depuis six matches. Valenciennes (5e), passera aussi un test de vérité contre Auxerre (16e), équipe encore fragile, mais qui reste sur trois résultats solides en déplacement (5 points sur 9). Lens (15e) offre un autre exemple d'équipe en difficulté assise sur quelques certitudes étonnantes, avant son déplacement à Monaco . Si la défaite contre Le Mans (1-3) semble avoir frappé fort le moral des Artésiens, ceux-ci se souviendront que leur première relance, cette saison, avait pour cadre le Stade Louis-II en Coupe de la Ligue (victoire 2-1 en 8e de finale). Chez une ASM désespérante de mollesse, Lens tentera de s'imposer comme il vient de le faire chez les deux derniers du classement, Metz (20e) et Sochaux (19e), opposés à Saint-Symphorien dans le choc du désespoir. Si Metz ne se relance pas contre l'équipe reprise cette semaine par Jean-Luc Ruty, contre qui le fera-t-il ? L'autre relégable, Lille , reçoit une AS Saint-Etienne bien classée (6e), mais généralement peu inspirée à l'extérieur (5 points en 9 matches). A Lille, l'urgence de la situation a délié quelques langues cette semaine. Michel Seydoux et Stéphane Lichtsteiner ont demandé plus de caractère. Claude Puel a constaté une inefficacité effrayante en deuxième période. Le dernier match, Rennes - Caen, est tout simplement le match le plus déséquilibré du moment entre la moins bonne équipe des cinq dernières journées (aucun point pris, aucun but marqué), et la meilleure (quatre victoires en cinq matches). Aux dernières nouvelles, les supporters rennais n'ont menacé personne de représailles. Il faudrait presque s'en féliciter.