
PARIS, 15 fév 2008 (AFP) - Les deux présidents du Paris SG et de Marseille, Alain Cayzac et Pape Diouf, ont entamé les hostilités avant le match entre les deux clubs dimanche, le premier se déclarant vendredi "choqué" des propos du second ayant comparé certains supporteurs parisiens à des "brigands de stade".
Jeudi, le président marseillais avait tenté de souligner les différences entre les deux publics de supporteurs parisiens et marseillais, dont les rencontres ont souvent été émaillées d'incidents, la plupart du temps en dehors des stades.
"A Marseille, il y a des turbulences, parfois des débordements et quelques excès. Mais il n'y a pas de haine, ni d'entêtement borné, avait-il dit. Il n'y a pas ici de public méchant, parfois haineux comme on peut le voir à Paris. Je n'engloble évidemment pas tous les spectateurs du Parc des Princes! Mais il y a très clairement à Paris une bande de gens organisés se réclamant du +supporteurisme+ et qui ne sont que des brigands de stade. Et cela n'existe pas à Marseille", a conclu Diouf.
La réaction n'a pas tardé. Le président du Paris SG Alain Cayzac a expliqué dans un communiqué être "très surpris et très choqué des propos prêtés au Président de l'Olympique de Marseille, M. Pape Diouf (...) à la veille d'une rencontre classée à hauts risques par les pouvoirs publics".
Le président parisien a indiqué ne "pas tolérer" que les supporteurs parisiens soient "comparés à une bande +de brigands de stade+", tout en appelant les 1.000 "sympathisants" qui feront le déplacement à Marseille dimanche à "ne pas céder à des provocations qui pourraient emmener le sport et en particulier le football là où ils ne doivent et ne veulent en aucun cas aller."
"Le PSG a toujours veillé à adopter une attitude et un discours responsables en évitant les déclarations intempestives pouvant engendrer des débordements ou même des violences avant, pendant ou après les rencontres opposant le PSG à l'OM", a ajouté Alain Cayzac.
Le Paris SG doit affronter Marseille dimanche au Vélodrome lors de la 25e journée de L1.

AFP/Boris Horvatagrandir la photo
