Avant d’accueillir Lyon, Rudi Garcia a accepté de faire le point sur la situation du MUC72. L’entraîneur sarthois, qui récupère doucement tous ses joueurs, ne veut pas évoquer autre chose que le maintien.
Rudi Garcia, vous avez connu un mois de janvier qui a soufflé le chaud et le froid avec notamment trois défaites dont deux à Léon-Bollée. Est-ce un coup de fatigue du MUC ?
Les raisons sont assez simples : nous avons joué début janvier avec quatre titulaires en moins à cause de la Coupe d'Afrique des Nations, ce qui peut expliquer certains résultats sachant qu'un joueur manquant peut changer totalement la structure de l'équipe. Quand il manque entre cinq et neuf joueurs dans l'effectif professionnel, cela me paraît logique que les résultats soient moins bons.
Certains parlent d’un syndrome spécifique au Mans : une bonne première partie de saison puis une seconde moitié délicate…
S'il y avait la CAN chaque saison, je vous dirais que ceci explique cela. Mais il n’y a pas eu de CAN l’an dernier… Après, on peut toujours regarder s'il y avait autant d'Africains dans l'effectif il y a deux ans. Ou autant de blessés. Je ne sais pas. Mais je ne crois pas trop à cette idée de syndrome.
Ce manque de résultats serait donc simplement cyclique…
Cela me paraît être une évidence. On ne peut pas être aussi compétitif quand l'équipe est amputée de cinq à neuf joueurs cadres. Après, il existe peut-être d'autres raisons qui nous échappent pour le moment.
La tendance s’est inversée avec un succès face à Monaco et un nul à Paris…
Le nul à Paris avec neuf joueurs absents, cela signifie que les jeunes du centre de formation se sont vite adaptés. Ils ont été très performants. On a été capables d’obtenir un bon résultat au Parc des Princes.
Avec le retour de la plupart de vos joueurs, peut-on parler d’une nouvelle dynamique ?
On le souhaite. Quand on est sur une dynamique positive, on fait tout pour la conserver et l'améliorer. Après, il ne faut pas penser que le retour de nos joueurs de la CAN et des différents blessés nous fera gagner en claquant des doigts. C'est un équilibre à retrouver, des joueurs à remettre en forme. Prenons l'exemple de De Melo qui n'a pas joué depuis un mois ou de Basa… Les mêmes interrogations subsistent pour les joueurs de la CAN qui reviennent avec un état de forme différent. Gervinho a dû jouer dix minutes en un mois et demi… Il aurait mieux fait de rester avec nous.
« On doit avoir confiance en nous et en nos possibilités »
Lui et Romaric seront frais…
Nous n'en savons rien. On espère qu'ils ont suivi les entraînements sérieusement. Et puis, le rythme en match et à l'entraînement est totalement différent. De toute façon, il est certain qu'ils manqueront de rythme.
Pour en revenir au championnat, le slogan en début de saison était : « Le maintien tranquille ». Est-ce toujours d'actualité ?
Tant qu'on n'aura pas les 42 ou 43 points nécessaires, nous ne parlerons de rien d'autre que du maintien.
Vous n’êtes pourtant qu’à deux victoires d’une qualification en Coupe d’Europe via la Coupe de la Ligue…
Il reste deux matchs de championnat avant notre demi-finale. A savoir Lyon à domicile puis un déplacement pas évident à Valenciennes. Cela suffit à concentrer toute notre attention sur le championnat car cela reste notre pain quotidien. On veut effectivement se maintenir le plus vite possible et obtenir un maintien confortable. Ça passera par de bonnes performances et Dieu sait si jouer contre Lyon n'est pas facile.
Est-ce possible de réaliser samedi le même coup contre Lyon qu’en Coupe de la Ligue ?
Peut-être qu'Alain Perrin va vouloir se servir de ce match comme d'un entraînement pour la rencontre de Manchester United. Mais nous n'allons pas jouer avec la peur au ventre. Il faut tout de même rester ambitieux et essayer de poser des problèmes aux Lyonnais, comme nous l'avions fait au match aller en menant 2-0 avant de nous faire rattraper en fin de rencontre. On doit avoir confiance en nous et en nos possibilités
Ces bonnes prestations face aux Lyonnais peuvent-elles vous conforter dans l'idée que vous pouvez espérer plus que le maintien ?
Cela nous confortera surtout dans l'idée que nous avons fait un grand pas vers le maintien. Nous n'avons que 34 points et le premier relégable n'est qu'à sept longueurs. Comment voulez-vous qu'on parle d'autres choses que du maintien ?
Julien FROMENT

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