Toute la semaine, revivez les grands affrontements entre l’Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain. Aujourd’hui, les trois matchs de la saison 2002-03 survolés par le génie de Ronaldinho.
Le 26 octobre 2002, jour du match aller au Parc des Princes, le PSG et l’OM se partagent la 3eme place du classement. La semaine qui précède est assez tranquille. L’organisation de la sécurité occupe l’intégralité de l’espace médiatique réservé à l’événement. Pour lutter contre les actes de violence, le préfet de Paris a émis le souhait que le coup d’envoi soit donné dans l’après-midi (17h 15). À la fin du premier quart d’heure, Ronaldinho ouvre le score. Luis Fernandez exulte ; il entame quelques pas de samba en direction de la tribune marseillaise. Peu avant la mi-temps, le Brésilien inscrit un deuxième but. « Ronnie » survole le match, les supporters de l’OM craquent : alors qu’il s’apprête à tirer un corner, le joueur du PSG est bombardé de projectiles ; un pétard éclate. Il s’écroule. Le match est interrompu et l’entraîneur olympien, Alain Perrin, en profite pour calmer ses supporters. Remis, le Brésilien tire finalement le corner sous la protection des forces de l’ordre, offrant un nouveau tableau surnaturel à l’impressionnante galerie des PSG-OM.
Les Parisiens l’emportent finalement 3-0. Luis Fernandez esquisse de nouveau quelques pas de danse pour fêter la plus large victoire du PSG sur l’OM depuis vingt-quatre ans. La revanche est programmée trois mois plus tard, lors d’une nouvelle confrontation en Coupe de France au Parc des Princes. Irrités par les provocations de Fernandez, les Olympiens ont les nerfs à vif. Le match est une suite d’interruptions de jeu. L’arbitre distribue équitablement douze avertissements et deux cartons rouge, record à battre. Au tableau d’affichage, les Parisiens se qualifient après prolongation (2-1). Les deux défaites d’affilée au Parc, les pas de danse de Luis Fernandez et son altercation avec Hemdani (l’entraîneur parisien aurait traité le joueur de l’OM de « sale arabe », ce qu’il dément formellement) ont déchaîné la furie du public marseillais en ce dimanche 9 mars 2003. Pour ce déplacement, l’entraîneur parisien est protégé par trois gardes du corps issus du GIPN, dont l’un porte une mallette de protection qui avait servi à Lionel Jospin lors d’un périlleux déplacement au Proche-Orient ! L’entrée de Fernandez sur la pelouse est inouïe. C’est encadré de six cerbères qu’il se dirige vers son banc de touche tandis que les supporters hurlent leur haine. « Luis, ta place est à l’asile » proclame une immense banderole. Dans ce tumulte, l’entraîneur du PSG paraît incroyablement serein.
La suite des événements lui donne raison. À la 27eme minute, Jérôme Leroy, revenu au PSG, devient le premier joueur ayant porté les deux maillots à inscrire un but lors de ces derbies. Ronaldinho aggrave le score en seconde période et offre à Leroy le troisième but d’une nouvelle victoire sur le rival n°1 (0-3), la première du PSG au Vélodrome depuis quinze ans. Laurent Perpère, le futur ex-président du club parisien, double la prime des joueurs à 10 000 euros par tête. Christophe Bouchet se lamente : « Ces trois matchs contre le PSG resteront comme les plus mauvais souvenirs de ma première saison de président. Des matchs hallucinants, des matchs à la noix. Ça fait mal au cœur. Pas tant les résultats. La manière, surtout... »
OM-PSG, PSG-OM : Les meilleurs ennemis, enquête sur une rivalité
de Jean-François Pérès (Auteur), Daniel Riolo (Auteur), David Aiello (Auteur)
Biographie de l'auteur
Jean-François Pérès, spécialiste de l'OM, est grand reporter au service des sports de Radio France internationale (Rn). Daniel Riolo est journaliste à TPS. Il collabore également à RMC Info. David Aiello est journaliste sur le site football365.fr. Il couvre l'actualité du Paris Saint-Germain depuis 1999.
Broché: 302 pages
Editeur : Mango Sport (15 février 2007)
Collection : DES AVENTURES E
Langue : Français
David AIELLO

PSG / LES GRANDS MOMENTS :Sur un air de sambaagrandir la photo
