Ligue 1 - Diouf : "Une saine rivalité"

Eurosport - ven, 15 févr 15:14:00 2008

C'est devant une salle de presse comble que Pape Diouf est venu lancer l'avant-match OM-PSG. Le président marseillais a appelé les différents protagonistes à "rester dans une saine rivalité" tout en envoyant quelques piques à l'encontre des supporters parisiens.

FOOTBALL 2007-2008 Marseille - Pape Diouf - 0

PAPE DIOUF, l"OM reçoit dimanche le PSG dans un contexte qui semble apaisé entre les deux clubs.

P.D. : Concernant cet OM-PSG, je pense que je vais vous décevoir car je vais aller dans le sens d'Alain Cayzac. Le président parisien a dépassionné le débat. C'est également pour nous la voie la plus sage même s'il serait bien dommage de déposséder cette affiche de tout son poids d'intensité et de passion. Les PSG-OM sont nécessaires au championnat de France car ce sont les deux clubs les plus populaires. Leur confrontation doit dépasser le cadre des matches plus classiques.

Peut-on dire que Marseille est le grand favori de ce "clasico" ?

P.D. : Nous préparons cette rencontre avec le maximum d'application et de volonté, afin de continuer notre belle série en cours. Mais il est évident que ce match constitue à mes yeux un véritable piège. Car Paris va venir en outsider. On fait de nous des favoris comme lors de la finale de la Coupe de France il y a deux ans. On a vu le résultat Je pense que c'est probablement le match le plus facile pour Paris cette saison. Si les Parisiens perdent, on ne dira rien ; s'ils gagnent, ils auront raflé la grosse mise. A nous d'être attentifs et à ne pas tomber dans ce piège grossier.

Au vu de ses derniers résultats, l'OM semble tout de même capable d'éviter le "piège parisien"

P.D. : Attention, je ne dis pas que nous allons perdre ou abandonner nos ambitions. Je dis simplement que ça ne va pas être une promenade de santé. Il faut bien l'intégrer. Cette rencontre requiert la plus grande attention et la plus grande détermination.

D'autant que Paris est très à l'aise à l'extérieur cette saison.

P.D. : C'est un élément dont il faut tenir compte. Mais nous avons la chance de posséder à la tête de l'équipe un homme qui a le sens du discernement. Rien n'échappe à la vigilance d'Eric Gerets. Il n'a pas envie de négliger la moindre compétition. Contre Moscou, il a fait preuve de la même énergie, de la même soif de gagner qui l'anime actuellement. Et il a su transmettre cette envie à ses troupes. Le match de dimanche n'échappera pas à cette règle.

Les rencontres entre Marseille et Paris ne sont plus aussi virulentes voire violentes qu'auparavant. Pour quelles raisons ?

P.D. : Depuis deux ans, l'OM et le PSG n'animent plus la partie haute du classement. La lutte pour le titre n'oppose plus ces deux formations. C'est une première explication. La seconde, ce sont les événements qui ont émaillé notre déplacement à Paris il y a trois ans. Nous avions fini par envoyer notre équipe réserve à Paris. Cette rencontre a servi de base de réflexion. Enfin, entre Alain Cayzac et moi-même, les relations sont très cordiales pour ne pas dire plus. Tout cela a contribué à dépassionner les débats. Il faut rester dans une saine rivalité !

Côté sécurité, combien de supporters parisiens vont faire le déplacement ?

P.D. : Nous attendons 2 000 supporteurs, soit le même nombre de places que nous avions eu au match aller au Parc des Princes. Face à Moscou, le match était classé à risques. Ce sera la même chose dimanche. On fera en sorte qu'il ne puisse pas y avoir d'incidents ni dans la ville ni autour et dans le stade.

La Ligue nationale semble faire confiance au dispositif de sécurité mis en place par l'OM puisqu'elle n'a pas avancé la rencontre qui se disputera bien à 21H00.

P.D. : C'est la différence fondamentale entre le public parisien et marseillais. Ici il y a de la turbulence, parfois des débordements et quelques excès. Mais pas de haine ni d'entêtement borné. Ce n'est pas le cas à Paris où on a vu un public méchant et haineux. Évidemment, on ne peut pas appliquer ces remarques à l'ensemble des spectateurs du Parc des Princes. Mais à Paris, il y a une bande de gens organisés qui se réclament du "supportérisme" mais qui ne sont que des brigands de stade. Cela n'existe pas à Marseille !

De notre correspondant à Marseille, Vincent BANTIT / Eurospo