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CARQUEFOU / DENIS RENAUD :« Une chance sur cent de passer »

mar 15 avr, 18h03


Denis Renaud, l’entraîneur de Carquefou, ne change pas de ligne directrice avant son quart de finale face au Paris Saint-Germain. Serein, il estime que son équipe est prête pour un nouvel exploit.

Denis Renaud, comment se déroule votre mise au vert avant la rencontre de mercredi face au PSG ?

Tout se passe très bien. Nous avons grand plaisir de nous retrouver. Cela fait beaucoup de bien de pouvoir profiter des uns et des autres pendant trois jours.

Quelle est l’atmosphère du vestiaire avant ce quart de finale de Coupe de France ?

Nous sommes très sereins par rapport à l’événement. Je ne ressens pas de tension particulière dans mon groupe. Nous savons que nous aurons encore une chance sur cent de pouvoir passer. Nous allons essayer d’exister par rapport à ce que nous savons faire.

Ressentez-vous une plus grande excitation chez vos joueurs ?

Non, pas du tout. Nous essayons de profiter des moments qui se présentent à nous. Nous allons tenter de ne pas brûler les étapes. La pression du match va venir au fur et à mesure.

Avez-vous déjà ressenti une différence dans le comportement de vos joueurs en championnat et en Coupe de France, notamment au niveau de la motivation ?

Non, c’est un contexte et une compétition qui sont tellement différents et c’est incomparable. Vous ne pouvez pas comparer un match que l’on joue devant 150 personnes et un autre que l’on joue devant 38 000 spectateurs. La pression médiatique est bien évidemment présente et joue un rôle important. Ce sont deux compétitions où tout est différent. Mais la motivation est autant présente en championnat qu’en Coupe de France.

Avez-vous souvent évoqué ce match entre vous ?

Nous en avons parlé simplement depuis que l’on est au vert. Nous commençons à rentrer dans la rencontre car c’est vrai qu’auparavant, il y avait la priorité du championnat. Donc nous avons justement évité d’en parler.

« Je ne me permettrai pas de juger mon adversaire »

Dimanche, vous avez observé avec attention le Paris Saint-Germain face à Nice (2-3). Paul Le Guen ne va certainement pas aligner le même onze de départ. N’est-ce pas embêtant pour vous ?

Je ne le saurai qu’après la rencontre. Paul Le Guen sait ce qu’il fait. S’il met d’autres joueurs sur le terrain que ceux de Nice, c’est qu’il pense que cette équipe a les moyens de passer. Même si la priorité du PSG tend vers le maintien, je pense quand même qu’en jouant un quart de finale de Coupe de France, n’importe quel joueur, qu’il soit professionnel ou amateur, a envie de faire partie du dernier carré.

A votre avis, dans quel domaine le PSG semble le plus friable ?

Aucun commentaire par rapport à cela. Je ne me permettrai pas de juger mon adversaire.

Comment vivez-vous votre soudaine médiatisation ?

C’est un sentiment assez particulier. Nous tentons de prendre du recul par rapport à cela. Nous essayons de bien répondre aux questions et de bien peser les mots. Et en même temps, nous savons que ça peut s’arrêter du jour au lendemain. Donc à nous de ne pas être naïfs par rapport à cela.

Et si l’aventure venait à s’arrêter mercredi, ne craignez-vous pas un effet négatif dans la vie du groupe ?

J’ai la chance d’avoir un groupe qui sait prendre du recul, qui ne s’évade pas trop. Donc j’espère que quand la Coupe de France va s’arrêter, nous n’allons pas lourdement chuter. Mais normalement, il n’y a pas lieu d’être inquiet puisque je pense que tout le monde est resté les pieds sur terre.

Vous allez de nouveau pouvoir bénéficier d’un stade plein acquis à votre cause…

Oui, c’est vraiment magnifique pour nous, amateurs, de pouvoir évoluer une nouvelle fois devant 38 000 personnes. Par rapport à cela, il est vrai que c’est toujours avec une énorme attente que l’on se dirige vers de tels matchs. Si par bonheur nous pouvions une nouvelle fois communier avec ce public, ce serait formidable.

 

Aurélien GAUDRIOT