Ancien espoir du PSG, Jean-Michel Badiane vient de rompre son contrat à lamiable avec le club de Sedan. Il profite dun entretien avec lesdessousdusport.fr pour expliquer les raisons de son départ, et tordre le cou à certaines rumeurs.
Si certains joueurs accèdent à l’élite sur le tard après une lente progression (Hoarau, Savidan), d’autres connaissent le chemin inverse. C’est le cas de Jean-Michel Badiane, défenseur central passé en quelques années du statut d’espoir du football français à celui de remplaçant dans un club de Ligue 2. Plongé dans le grand bain de la Ligue des champions par Vahid Halilodzic en 2004, il n’est pas parvenu à s’imposer au PSG après le départ de l’entraîneur bosniaque. Son passage à Sedan ne se révelera pas plus fructueux, malgré une première saison convaincante. Jean-Michel Badiane a finalement décidé de rompre son contrat avec le club ardennais, dans le but de se "remettre à flot". Entretien.
Lesdessousdusport.fr : On dit que vous avez rompu votre contrat avec Sedan en raison d’une blessure récurrente au genou. Est-ce vrai ?
Jean-Michel Badiane: non, c’est faux. Je suis apte à la pratique du football. J’ai subi une intervention du genou en 2006 qui ne m’a pas empêché de jouer dans la foulée l’Euro espoirs au Portugal. Ça m’enerve un peu quand j'entends certaines personnes parler de cette blessure alors que je supporte les mêmes charges de travail à l’entraînement.
Quelles sont alors les vraies raisons de votre départ ?
Je ne suis parti pas parti de Sedan pour un problème de genou, mais pour prendre de l’avance (son contrat prenant fin en juin, ndlr). Je veux maintenant me remettre à flot et trouver un club qui me laissera ma chance, et qui se rappellera ce dont j’étais capable lors de ma première saison avec Sedan et au PSG.
Justement, quel regard portez-vous sur vos années au PSG ?
Quand j’ai commencé à jouer à Paris, on comptait sur moi. J’avais de très bonnes relations avec Vahid Halilodzic, mais, après son départ et l’arrivée de Laurent Fournier, ma situation a changé. C’est un peu de ma faute d’ailleurs car je connaissais la donne. Passer de la position de numéro trois en défense centrale à celle de numéro quatre, c’était vraiment frustrant. Je voulais plus de temps de jeu, donc j’ai cherché à changer de club, mais pas forcément sous la forme d’un transfert définitif.
Aujourd’hui, votre situation semble un peu compliquée…
Je ne vois pas les choses comme ça. Bien sûr, il faut se rendre à l’évidence, je travaille autant que mes coéquipiers à l’entraînement, sinon deux fois plus, mais je ne joue pas le week-end. Sur le coup, ce n'est pas facile à accepter. Mais j’ai appris de la bouche de certains amis comme Déhu, Anelka, Yepes et Luccin, que le travail finit toujours par payer.
Pensez-vous à une éventuelle reconversion ?
Honnêtement, je n’en suis pas encore là. Pour l’instant, j’ai deux mois pour me "laver le cerveau". Je veux trouver un nouveau challenge et je fais tout pour que ça ce passe bien. Je suis un passionné de football, donc, quoiqu’il arrive, je resterai dans le foot.
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