Victorieux du Rallye de Sardaigne en 2005 et 2006, Sébastien Loeb (Citroën C4) roulera dès vendredi pour le gain d'une troisième couronne sur l'île italienne, mais également pour tenter de combler son retard sur l'actuel leader du classement mondial, Mikko Hirvonen (Ford Focus), vainqueur du dernier rallye en Jordanie, à 5 points devant.
Gagner n'est pas dominer. Victorieux de trois rallyes (Monte-Carlo, Mexique, Argentine) sur cinq disputés cette saison, le quadruple champion du monde ne figure qu'au 2e rang du championnat du monde, à cinq points derrière Mikko Hirvonen, vainqueur du dernier rallye en Jordanie à la fin du mois d'avril. «C'est un peu plus difficile que d'être cinq points devant » ironise le pilote alsacien à quelques heures du départ de la première des 17 spéciales (vendredi à 10h23).
L'an passé, en Sardaigne, le Français avait mené les débats jusqu'au dimanche matin, avant de heurter un rocher, et laisser filer Marcus Grönholm vers la victoire. « Ca faisait partie de la course, et ce n'est pas pour ça que ça doit mal se passer cette année .» Grönholm à la retraite depuis la fin dernière, deux autres Finlandais joueront les rôles d'empoisonneur auprès de Loeb : Mikko Hirvonen donc, et Jari Matti Latvala, également au volant d'une Ford Focus WRC. Le leader du championnat partira néanmoins avec le désavantage de balayer la piste vendredi. Autant sur circuit mouillé, partir en tête peut être un atout, autant sur piste sèche, pas vraiment. « Ce n'est jamais un avantage sur piste sèche , commente Hirvonen, car la première voiture balaye les cailloux, et les voitures suivantes peuvent prendre de meilleures trajectoires. »
En Jordanie, les quatre premiers pilotes tenaient dans un mouchoir de poche à l'issue de la première journée. Hirvonen, qui redoute le même scénario en Sardaigne, prévient « je veux faire partie de groupe-là ». Et Loeb, vainqueur à deux reprises du rallye de Sardaigne (2005, 2006) de ne pas trop penser au scénario catastrophe : « On se dit qu'il ne faut pas perdre de points, sinon on va se retrouver loin (d'Hirvonen). J'essaye de faire abstraction de tout ça, et je fais ma course comme je l'entends. On verra bien.. .» Avec AFP

