Eurosport - jeu, 15 mai 14:11:00 2008
Le Japonais Kazutoshi Watanabe, président du GF 38, estime que le club grenoblois, promu en Ligue 1, est au pied d'une grande montagne mais demeure très vague sur les décisions à prendre pour permettre à l'équipe alpine d'être à la hauteur la saison prochaine.
KAZUTOSHI WATANABE, quel sentiment éprouvez-vous après l'accession du GF 38 en Ligue 1 ?
K.W. : Lundi, il y avait beaucoup d'émotions mais aujourd'hui j'ai l'impression d'avoir juste fait le premier pas pour gravir la grande montagne qui se dresse devant nous.
Comment comptez-vous vous y prendre pour faire passer le GF 38 du statut de club de Ligue 2 vers celui d'une équipe digne de l'élite ?
K.W. : Le GF 38 doit être à la hauteur en Ligue 1 mais ce n'est pas moi qui constitue l'équipe et l'effectif. L'encadrement technique est mieux placé pour répondre à cela. De mon côté, mon souhait est qu'il faudra livrer de bons matches et montrer un bon spectacle pour les supporters. C'est très important. Au niveau du classement, l'objectif d'ici deux ou trois ans est de nous hisser et de nous maintenir dans le milieu du tableau sans risque de relégation en L2. Ensuite, si nous sommes performants en L1, nous accéderons automatiquement à la Ligue des champions à plus longue échéance, l'objectif le plus élevé. Nous souhaitons faire le maximum pour aller le plus haut possible. Bien évidemment, il y a l'aspect sportif qui engendre des conséquences économiques dont il faut tenir compte dans cette épreuve qui génère plus de spectateurs. Cela donne des retombées plus confortables. C'est une ambition que nous voudrions atteindre à plus long terme.
Quels seront les moyens financiers du club et notamment le budget pour la saison prochaine en L1 ?
K.W. : Chercher des partenaires pour un club de football n'est pas forcément très facile. Un club n'est pas une entreprise ordinaire. Il faut que les partenaires partagent notre philosophie et notre passion du football et soient déterminés à travailler sur le long terme pour durer, construire quelque chose. Nous sommes prêts à travailler avec les entreprises qui partagent cette vue qu'ils soient partenaires ou actionnaires tout en sachant que nous restons majoritaires dans le capital du GF 38. Il n'est pas question de nous séparer du club malgré les difficultés actuelles d'Index où nous allons effectuer une restructuration qui devrait porter ses fruits. Le budget du club cette saison en L2 était de 12 millions d'euros. Pour l'heure, mais nous travaillons dès à présent pour la saison prochaine en L1. Toutefois, aucune décision n'est prise.
Les conditions d'entraînement ne sont pas à la hauteur de la qualité du Stade des Alpes. Avez-vous des projets pour améliorer cela rapidement ?
K.W. : Nous travaillons sur un projet d'aménagement dès le début de la saison prochaine. Nous souhaitons disposer de notre propre centre d'entraînement. Nous souhaitons améliorer nos conditions de préparation dès le début de la saison prochaine sur des infrastructures existantes, en location. Pour l'acquisition d'un terrain pour bâtir notre propre camp d'entraînement, il y a deux sites (Saint-Egrève et Montbonnot, dans la banlieue de Grenoble) à l'étude mais pas de décision de prise actuellement.
Des internationaux japonais peuvent-ils venir renforcer le GF 38 ?
K.W. : Là aussi, le choix incombe à l'encadrement technique qui détermine le profil des joueurs à recruter. Je ne m'en mêle pas. Ce sera à eux de voir mais je ne crois pas que notre encadrement souhaite se renforcer avec des joueurs qui ne soient pas opérationnels immédiatement en Ligue 1. L'idéal est pour nous de nous appuyer sur notre centre de formation et de compléter par des éléments extérieurs.
AFP / Eurosport