Rallye d'Italie - Olbia verbatim

Eurosport - jeu, 15 mai 18:01:00 2008

Voici ce qu'ont dit pilotes et patrons de teams du championnat du monde WRC avant le Rallye d'Italie, 6e manche 2008.

2008 Monte Carlo Ford Galli - 0

Mikko Hirvonen (Ford Focus WRT) : "Les spéciales sont étroites mais rapides, et même s'il y a des sections cassantes ce n'est d'aucune façon le rallye le plus cassant de la saison. C'est le premier rallye chaud en Europe mais nous avons une bonne connaissance de la façon dont les Pirelli travaillent dans ces conditions depuis les rallyes du Mexique et de la Jordanie. Les routes sont probablement plus rudes que l'une ou l'autre de ces épreuves mais elles ne sont pas si destructrices pour les pneus et je n'ai aucune inquiétude là-dessus. Je mène le championnat et je serai donc le premier sur la route vendredi. Ce n'est la meilleure place qui soit sur un rallye 'terre' sec car la première voiture balaie la gravette et les pilotes suivants ont une meilleure surface sur la trajectoire. Mais ce n'est pas d'ordinaire un gros désavantage en Sardaigne et je ne m'en fais pas pour ça. Mon but est de trouver la bonne vitesse vendredi matin car je ne peux me permettre de laisser un pilote creuser un écart. Quatre voitures étaient groupées en moins de 15 secondes au soir de l'étape 1 en Jordanie. Il pourrait en être de même ici et j'ai besoin d'être dans ce groupe".

Jari-Matti Latvala (Ford Focus WRT) : "Ce n'est pas le rallye préféré des pilotes mais j'ai de bons souvenirs en Sardaigne. Avant de piloter en WRC, j'ai fait deux épreuves nationales sur l'île, sur des routes similaires, et j'ai mené pour la première fois un rallye mondial ici, l'an passé. Les routes sont étroites et rapides mais il y a beaucoup de pierres à l'intérieur et à l'extérieur des virages. Je devrai donc être précis".

Sébastien Loeb (Citroën C4 WRT) : "Je regarde rarement en arrière, alors, la sortie de l'an passé (ndlr : en Italie), il y a longtemps qu'elle est oubliée ! La Sardaigne est une épreuve sélective que j'apprécie. L'inconnue cette année sera de savoir comment vont se comporter les pneumatiques sans système anti-crevaison. Je ne pense également plus à notre mésaventure de Jordanie. Nous étions en tête, dans de bonnes dispositions pour accentuer notre avance au championnat, et on se retrouve avec cinq points de retard. Dès la Sardaigne, il faut commencer à combler cet écart".

Dani Sordo (Citroën C4 WRT) : "Être leader (ndlr : en Jordanie) est une sensation agréable, même si cela n'a pas toujours été facile à gérer. J'avais un excellent feeling avec la voiture et les performances signées sont bonnes pour la confiance. Cependant, je pense que je manque encore d'expérience, lorsqu'il s'agit de conclure, de changer de pilotage ou quand il faut trouver la meilleure façon d'ouvrir la route. À ces niveaux là aussi, la Jordanie a été bénéfique".

Gigi Galli (Ford Focus Stobart) : "La Sardaigne est une île très agréable, assez sauvage à certains endroits et plusieurs spéciales traversent de très beaux paysages. C'est un rallye très technique, piégeur et difficile, avec des routes très cassantes et beaucoup de pierres. L'une des spéciales que je préfère est Monte Lerno (ES8, SE11) ; elle comporte un grand saut qui surprend les pilotes non avertis".

Matthew Wilson (Ford Focus Stobart) : "L'an dernier, je roulais juste hors des points lorsque j'ai dû abandonner. Mais le feeling était bon et les notes marchaient bien. J'espère capitaliser là-dessus. La chaleur ne rendra pas l'épreuve aussi physique qu'en Jordanie mais ça pourrait être rude par endroit et il faudra 100 pour cent de concentration pour finir sans problèmes".

Malcolm Wilson (Ford Focus Stobart) : "Je suis ravi que Gigi [Galli] ait trouvé sa vitesse en Jordanie. Je suis confiant : il peut faire un podium ici".

Petter Solberg (Subaru WRT) : "La Sardaigne est très dure car la surface est très douce et il y a beaucoup d'ornières sur les seconds passages".

Chris Atkinson (Subaru WRT) : "C'est important de piloter de façon coulée, sans commettre d'erreurs car les routes sont très techniques et étroites mais c'est un rallye que j'aime. Je ne pense pas au podium, juste à me concentrer sur mon rythme".

Sébastien Ogier (Citroën C2 PH) : "Ce n'est pas mon (rallye) préféré. Je pense que ce sera une course délicate où les pneumatiques vont jouer un rôle primordial. Sans retaillage, comment vont se comporter les Pirelli 'hard' dans le sable ? Et avec toutes les pierres présentes sur les spéciales, il faudra se méfier des crevaisons."

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