Eurosport - lun, 15 juin 16:22:00 2009
Voici ce qu'ont dit les principaux protagonistes après la 77e édition des 24 heures du Mans, dimanche.
David Brabham (Peugeot 908 N.9, vainqueur) : "Ça va me prendre plusieurs jours pour réaliser. Me retrouver sur le podium avec ces gars de Peugeot a été une expérience fantastique. C'est une sensation géniale. Nous savions car que la voiture était solide, constance. Nous avions un plan que nous avons respecté, en prenant soin de la voiture, sans en abuser en réaliser trop de tours rapides. Si vous regardez la voiture, il n'y a rien de mauvais dessus. L'un de mes meilleurs amis, Justin Bell, assurait les commentaires de l'épreuve pour Speed TV. Il était dans la pit lane, à une heure et demi de l'arrivée, et m'a passé au téléphone mon frère Geoff, en Australie, qui a gagné l'épreuve il y 16 ans. C'était énorme de pouvoir entendre sa voix".
Alexander Würz (Peugeot 908 N.9, vainqueur) : "Qu"est ce qui a fait la différence ? Nous avons gardé la voiture sur la piste, on avait une grande équipe derrière nous et la voiture était extraordinaire. Quelles sensations de gagner en France sur une voiture française".
Marc Gené (Peugeot 908 N.9, vainqueur) : "Remporter une course comme celle-ci est la plus grande chose qui me soit arrivée dans ma vie, je n"avais jamais vécu ça. Vers la fin de la course, j"ai ressenti beaucoup d"émotion".
Sébastien Bourdais (Peugeot 908 N.8, 2e) : "C'est dur. On avait tout : l'équipage, la voiture, et même un truc qui nous tendait les mains... Après l'incident technique qui nous a fait perdre dix minutes, on a sorti la grosse attaque. J'ai pris un peu plus de risques dans le trafic et je me suis fait prendre à mon propre jeu. Au bout du compte, ça aurait fait toute la différence puisqu'on perd 5 ou 6 minutes en changeant ce capot qui ne veut pas s'en aller. Il nous manque une minute 30. La pillule est un peu grosse. C'est un concours de circonstances : c'est un soucis mécanique qui nous met dasn cet état là, mais celui qui fait la faute après en essayant de ratrapper le temps perdu, c'est moi. C'est un lourd fardeau".
Stéphane Sarrazin (Peugeot 908 N.8, 2e) : "C'est fantastique pour Peugeot Sport. Un doublé devant Audi, c'est énorme. Personnellement, je suis un peu déçu car on pouvait gagner. On l'avait, elle était là cette victoire. En termes de vitesse de pointe, on était sans problème devant. C'est Le Mans qui décide de son vainqueur. Mais ce que je retiens, c'est le bonheur de toute l'équipe. Ils ont vraiment travaillé comme des fous. L'année dernière, ils se fait un peu casser dans tous les sens, come quoi ils n'étaient pas au niveau. Là, ils ont prouvé qu'ils étaient au niveau".
Pedro Lamy (Peugeot 908 N.7, 6e) : "Quand j"ai été touché par l"autre voiture (Peugeot 908 N.17 de Pescarolo Sport) dans la voie des stands, j"avais du mal à y croire : c"était si dur, vraiment dur de voir toutes nos chances de victoires s"évaporer quarante minutes après le départ. Mais c"est ça le sport automobile, il faut l"accepter".
Bruno Famin (Peugeot Sport, directeur technique) : "Nous n"avons pas eu de problèmes techniques, juste quelques faits de course sont venus perturber la marche en avant de certaines autos. La Peugeot 908 HDi FAP a démontré sa fiabilité, et gagner face à Audi, invincible ici depuis près d"une décennie, est un excellent résultat. C"est le résultat non pas d"une, mais de quatre années d"effort".
Olivier Quesnel (Peugeot Sport, directeur) : "Avant la course, j'avais dit que l'équipage de la N.8, c'était 'les sprinters', celui de la N.7, 'les routiers-sprinters' et celui de la N.9, les 'guerriers'. Les 'guerriers' ont gagné. Le public et Automobiles Peugeot attendaient ce résultat. C'était un énorme défi et nous l'avons relevé. Peugeot était challenger, il fallait faire tomber le favori. Nous y sommes parvenus, en réussissant à surmonter quelques embûches. C'était une belle course, le team Peugeot Sport est une équipe vraiment magnifique. Ce soir, je suis fier de mes hommes. C'est Peugeot Sport qui a gagné les 24 Heures du Mans 2009".
Tom Kristensen (Audi R15 N.1, 3e) : "Je félicite Peugeot. Ses pilotes ont remarquablement conduit et la voiture a couvert les 24 Heures sans difficulté. Nous sommes troisièmes cette année mais nous pouvons en être fiers".
Allan McNish (Audi R15 N.1, 3e) : "Nous avions déjà vécu des batailles intenses avec Peugeot ces deux dernières années. Cette fois, ils étaient les meilleurs. Je félicite Marc Gené, Alex Wurz et David Brabham".
Dindo Capello (Audi R15 N.1, 3e) : "Je ne pense pas que nous devions avoir des regrets car nous avons fait le maximum. Nos adversaires étaient meilleurs que nous cette fois".
Alexandre Prémat (Audi R15 N.3, 17e) : "Ce week-end a été dur et nous sommes bien sûr déçus. Mais devons rester motivés et apprendre de nos erreurs pour mieux riposter l"an prochain. Nous avons malheureusement eu plusieurs problèmes avec notre voiture".
Romain Dumas (Audi R15 N.3, 17e) : "Ces 24 Heures étaient vraiment très longues et très dures pour nous. Nous avons connu notre premier problème très tôt dans la course".
Timo Bernhard (Audi R15 N.3, 17e) : "Nous avons eu un problème de pompe à injection après mon quatrième relais. L'équipe a produit un très gros effort pour réparer et nous permettre de poursuivre. Au bout du compte, cela a été payant car nous avons pu tester différentes choses pour la voiture numéro 1. Pour moi, c'est très positif car j'ai pu montrer mes qualités et j'ai eu l'opportunité de disputer l'intégralité de la course".
Lucas Luhr (Audi R15 N.2, abandon) : "Le résultat est décevant, surtout pour moi après le crash. Même après une nuit de sommeil, je ne sais toujours pas exactement ce qui s"est passé. C"était très étrange. Mais nous allons trouver l"explication. Bravo à Peugeot. Il est toujours difficile de réaliser un doublé. Ils méritent cette victoire".
Wolfgang Ullrich (Audi Motorsport, directeur) : "Ça ne fait absolument aucun doute que la course a tourné d'une façon que nous n'avions pas imaginé. Nous avons encore vu pourquoi les 24 Heures du Mans est reconnu comme la course la plus dure du monde pour les voitures et pourquoi tout doit être exécuté correctement pour gagner. Ce n'était vraiment pas le cas pour nous cette fois. Nous avons rencontré des problèmes inattendus sur notre nouvelle R15 TDI, que nous allons analyser paisiblement et devoir résoudre. Cependant, nous avons vu, surtout dans la seconde partie de la course, que la voiture regorgeait de potentiel. Nous allons construire là-dessus pour faire une nouvelle tentative l'an prochain".
Nicolas Lapierre (Oreca N.11, 5e) : "Ça fait du bien ! C'est le plus beau résultat que nous pouvions espérer et pour cela, il a fallu à la fois un travail incroyable de l'équipe et un sans faute des pilotes. Faire mieux que la 8e place d'Oreca l'an dernier, cela montre tous les progrès qui ont été faits depuis douze mois. 5e ici, c'est comme une victoire compte-tenu du règlement".
Soheil Ayari (Oreca N.11, 5e) : "5e, c'est assez incroyable! Le plateau était réellement très relevé cette année. Nous avons pu compter sur une voiture constante : que ce soit mon premier ou mon dernier relais, elle a été identique. Le dernier relais n'était pas simple : j'ai d'abord dû résister à la Lola-Aston Martin, avant la Peugeot. Nous avons bien géré les neutralisations et la consommation. Cela a fait la différence sur la fin".
Olivier Panis (Oreca N.11, 5e) : "Le plateau était magique, avec une rude concurrence. Nous étions dans la cour des grands et Oreca a répondu présent : l'équipe a été excellente dans la stratégie, les pit-stops ou lors des interventions. Je tire également un coup de chapeau à mes coéquipiers, ainsi qu'aux trois pilotes de la N.10. Entre nous six, il y a eu une superbe ambiance. Le début d'année n'a pas été facile : je suis un gagneur et cela me fait mal de ne pas être sur la plus haute marche du podium".
Bruno Senna (Oreca N.10, abandon) : "Je suis venu en Endurance pour apprendre, j'ai appris sur de nombreux paramètres. Il ne fallait pas faire de faute pour aller plus loin. Je ne sais pas si je reviendrai l'an prochain aux 24 Heures du Mans, peut être avec une préparation encore meilleure, mais j'ai apprécié cette nouvelle expérience et ce circuit si spécial. Mon objectif est de rouler en F1, mais je pense qu'il y a encore des choses à faire avec Oreca".
Stéphane Ortelli (Oreca N.10, abandon) : "Durant toute la semaine, je me suis régalé avec la Oreca 01. Il nous manquait un peu de performance pure, mais elle a été agréable et confortable à piloter. C'est ce qu'il faut ici".
Tiago Monteiro (Oreca N.10, abandon) : "Après deux participations en GT, j'ai découvert Le Mans en prototype : c'est autre chose ! J'ai pris un grand plaisir au volant de la Oreca 01. L'équipe a fait un travail incroyable. Je la connaissais déjà de par le WTCC, mais je l'ai découvert davantage encore".
Hugues de Chaunac (Groupe Oreca, président) : "C'est une satisfaction énorme, une vraie récompense pour tout ce qui a été fait par tout Oreca. Nous avons fait la course qu'il fallait, avec une prestation parfaite des pilotes et du team. Toutefois, cela ne masque pas la frustration que j'ai eue cette semaine. Ça a été dur. Avec cette 5e position, nous avons franchi la deuxième étape de notre défi en nous intercalant entre les voitures des grands constructeurs. Il ne fallait pas faire de faute : la N.10 avait les capacités de faire aussi bien que la N.11, mais elle a malheureusement commis trois erreurs. Cela coûte cher et montre ce qu'est Le Mans. Il faut passer à l'an 3 du défi. Mais pour cela, il faut que les règles changent, qu'elles soient plus équitables".
Commentaires 1 - 1 de 1
Bruno Senna - bien réfléchi et bien parlé - de la trempe de son oncle - bienvenue en F1
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