Eurosport - mer, 15 juil 23:02:00 2009
Retrouvez les principales réactions enregistrées à l'issue de la 11e étape du Tour de France, remportée à Saint-Fargeau par Mark Cavendish.
MARK CAVENDISH (GBR/Columbia):
"Je ne peux pas m'empêcher de gagner (rires!) C'est un plaisir d'être ici, les hôtesses sont belles, je suis très content. La montée finale n'était pas trop raide, on a lancé le sprint un peu plus tard que d'habitude, à 150 m au lieu de 250 ou 300 mètres, on s'est adapté au terrain. Les gars étaient prévenus du profil du dernier kilomètre, on s'est bien regroupés, Mark (Renshaw) m'a bien emmené, j'ai accéléré et j'ai maintenu les poursuivants à distance. Je m'attendais à ce que Hushovd arrive à me remonter mais Mark m'a aidé à la maintenir à distance. J'avais pris un braquet plus petit, je savais que c'était comme ça que j'allais pouvoir tenir en tête et reprendre de la vitesse pour accélérer sur la fin."
LLOYD MONDORY (FRA/AG2R):
"Je suis déçu, aujourd'hui c'était ma chance, avec cette arrivée, et j'ai loupé l'occasion. J'étais un peu trop loin au moment de l'emballage final, je suis bien remonté, aux 450 mètres j'étais derrière Boonen, j'ai réussi à relancer le braquet, mais je viens mourir dans les places d'honneur (8e). A chaque sprint, je suis dans les dix premiers, j'assure le coup alors que mon équipe n'est pas structurée pour les sprints massifs. Cavendish a la suprématie sur les sprints, il a la chance d'avoir un don plus développé que beaucoup de coureurs, à côté de ça il a une équipe entièrement dévouée à sa cause, quand on le pose à 250 mètres de la ligne, il a déjà 20 mètres d'avance, pour un sprinteur comme lui, c'est déjà 50% du boulot fait. Mais AG2R-La Mondiale n'a pas dit son dernier mot."
RINALDO NOCENTINI (ITA/AG2R):
"Aujourd'hui, j'ai été pris dans une chute après 20 ou 30 km. Beaucoup de coureurs sont tombés, mais je n'avais rien de grave et je suis reparti tranquillement. Le maillot jaune ne va pas changer ma vie. Quand je vais rentrer en Italie, je serai toujours la même personne. J'ai déjà une belle maison et une belle voiture, je ne vais rien changer. Pour garder le maillot, vendredi sera une journée très difficile mais je suis en bonne condition, j'espère passer vendredi et rester en jaune jusqu'à dimanche (jour de l'arrivée au sommet à Verbier). Mon épouse est arrivée sur le Tour, elle reste avec moi jusqu'au moment où je n'aurai plus le maillot jaune, et elle est comme moi, elle a le sourire toute la journée."
MANOLA NOCENTINI (épouse du maillot jaune):
"C'est un homme très bon, très généreux, ça lui a pris un peu de temps pour devenir un champion, car parfois il faut un peu de gnac, d'agressivité, il lui arrive d'être trop généreux."
Alberto Contador (ESP/Astana):
"L'oreillette est un élément de sécurité, parfois utile pour éviter les chutes et pour te renseigner sur les dangers qui se présentent sur la route. Aujourd'hui nous avons montré le mécontentement des coureurs. C'était une journée un peu bizarre. Ce n'est pas une question de spectacle, parce que s'il n'y a pas plus d'attaques, c'est parce que le cyclisme moderne a changé, et que les équipes sont plus solides".
Johan Bruyneel (manager d'Astana):
"La raison pour laquelle on a supprimé les oreillettes, c'était pour avoir une course plus attractive, à l'évidence ce n'est pas ce qui s'est passé. Si c'est ce qu'ils voulaient faire, c'est raté. Je pense que c'est une mauvaise idée de revenir vingt ans en arrière et de faire quelque chose comme cette stupidité dans la plus grande course de l'année. Je pense que tout le monde était à peu près sur la même ligne, au départ il y avait quatorze équipes, et peut-être d'autres, qui ne voulaient pas manifester leur position. Lorsqu'on nous a mis devant le fait accompli, il ne restait plus aux coureurs qu'à décider ce qui allait se passer sur la course. Je pense que l'interdiction des oreillettes a eu l'effet exactement inverse de ce que l'on recherchait".
José Joaquin Rojas (ESP/Caisse d'Epargne):
"J'étais très bien placé au dernier kilomètre, en septième ou huitième position. Le final était très technique, avec une succession de virages difficiles et à plus ou moins 500 mètres de la ligne, Haussler d'abord et Duque ensuite ont laissé un trou. J'ai perdu une dizaine de mètres. C'est dommage car après une étape tranquille j'avais les forces suffisantes pour être devant. Le final était beaucoup plus difficile et dangereux que ce qui apparaissait dans le livre de route. Le fait de courir aujourd'hui sans oreillettes n'a pas permis aux directeurs sportifs de nous avertir des risques qui nous attendaient. Heureusement il n'y a eu qu'une seule chute mais cette arrivée n'était pas digne du Tour."
Heinrich Haussler (GER/Cervélo):
"Je ne comprends pas pourquoi on fait un tel foin autour de ces oreillettes. C'est la règle, on la suivra. C'est une question de s\xC3\xA9curité, on préfère rouler avec les oreillettes, mais ce n'est pas comme si on était incapable de raisonner par nous-mêmes. On peut prendre nos propres décisions".
Gerald Ciolek (GER/Milram):
"Jusqu'à la chute j'étais en bonne position, ensuite j'ai perdu quelques mètres très importants et j'ai dû m'employer pour revenir. A la fin, c'était une course très nerveuse, sur un parcours extrêmement sinueux et dangereux. Les étapes de mercredi et jeudi seront sûrement meilleures pour nous".
Carlos Sastre (ESP/Cervélo):
"Ce fut une excellent journée pour moi, j'ai eu le temps de voir beaucoup de choses, de parler avec beaucoup de coureurs, avec qui je n'aurais pas pu parler autrement, et finalement, on se rend compte à l'arrivée que la vitesse moyenne est toujours la même, autour de 40 km/h sur un terrain qui était tout sauf plat, sur des routes étroites et difficiles. Je n'ai pas eu le moindre problème de toute la journée, je me suis senti entouré par mes équipiers, qui étaient là au cas où il y aurait eu des chutes ou des incidents".
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