Même s’il a estimé que Marseille partira favori grâce à un meilleur potentiel offensif, Paul Le Guen croit à un bon résultat dimanche au Vélodrome. L’entraîneur parisien avoue qu’il faudra d’abord bien défendre. Et ne pas oublier d’attaquer.
Paul Le Guen, la semaine dernière, vous parliez d’un bon match malgré le nul concédé face au Mans…
J’avais dit que c’était un résultat forcément très moyen mais j’estime qu’on a fait tous les efforts possibles. Sans parvenir à trouver l’ouverture.
La présence de Santos dans le couloir droit a-t-elle permis d’équilibrer votre équipe ?
Il apporte une bonne solution sur ce côté en effet. C’est un vrai spécialiste du poste et c’est vraiment intéressant.
Doit-on en déduire qu’avec Rothen à gauche et deux attaquants, votre système est désormais figé ?
Il peut toujours changer au gré des matchs mais c’est vrai qu’il y a une stabilité compte tenu de nos derniers résultats qui sont plutôt intéressants depuis le début de l’année.
Place maintenant au match face à Marseille, une équipe qui recueille beaucoup de louanges depuis quelques semaines…
Et c’est mérité. Ça joue bien, ça marque… Leur potentiel offensif est sans doute le meilleure en France derrière Lyon et ils sont en train de l’exprimer en ce moment.
Faudra-t-il défendre différemment contre cette équipe en pleine réussite ?
Non, il faudra continuer à défendre comme on le fait habituellement. On s’y prend plutôt bien et c’est là-dessus qu’il faudra capitaliser. Après, il va aussi falloir les mettre en danger et se forcer à sentir pour attaquer. On doit se demander comment défendre mais on doit aussi se poser la question : comment attaquer ?
« Mes relations avec Pedro sont très respectueuses »
Le PSG peut-il gagner au Vélodrome ?
Oui, bien sûr. On veut faire un bon résultat à Marseille mais on sait que cela sera compliqué compte tenu de leurs dernières prestations et de leur confiance. Mais gagner là-bas n’est pas impossible.
Le statut d’outsider vous convient-il ?
C’est un statut logique aujourd’hui. On n’invente rien en disant cela. Encore une fois, et même si on aurait pu être à égalité de points, ils ont un très gros potentiel, avec une grosse force de frappe et beaucoup d’internationaux. En début de saison, beaucoup de gens les voyaient inquiéter Lyon. Ils ont pris un peu de retard mais ce n’est pas perdu.
Qu’avez-vous pensé des récentes déclarations de Pape Diouf ?
Cela m’a conforté dans l’idée qu’il faut souvent se taire.
Et celles de Pauleta qui a confié son mal-être ?
Il faut que cela se termine bien avec Pedro. Je me souviens très bien de cette souffrance de ne pas jouer. Je comprends donc bien que ça peut faire du bien d’exprimer une frustration et une déception. Je n’ai pas de problème par rapport à ça.
Avez-vous l’impression de gâcher sa fin de carrière ?
Pas du tout. J’ai surtout l’impression de faire mon métier d’entraîneur. J’ai la responsabilité d’un groupe et mes relations avec Pedro sont très respectueuses. Je m’en félicite tous les jours.
Marc LAS

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