Eurosport - mer, 16 avr 07:16:00 2008
Au stade de la Licorne, Amiens a profité d'une mauvaise relance de Mouko pour l'emporter (1-0) et se qualifier pour les demi-finales de la Coupe de France. D'autant plus cruel que le portier dijonnais avait réalisé un match impeccable et même stoppé un penalty.
AMIENS-DIJON : 1-0
But : Contout (88e)
En une fraction de seconde, Barel Mouko, le gardien dijonnais, est passé de l'état de héros à celui de coupable. Juste après cette 87e minute fatidique, qui avait fait basculer le duel quatre ans plus tôt en faveur de Dijon, le brillant Congolais, peut-être gêné par le soleil rasant, ne voyait pas Giresse surgir devant Zywiecki pour offrir à Contout le but salvateur. Le destin a choisi son camp, avec les joueurs de Côte d'Or dans le rôle de victimes.
Longtemps, les hommes d'Hadzibegic ont pourtant cru rééditer leur exploit à la Licorne. En première période surtout, où leur pressing gêne considérablement les Picards. Sur une frappe en lucarne, Mandanne croit ouvrir le score. C'est sans compter l'envolée de l'ex-doublure de Douchez au Téfécé, Benvegnu (14e), qui récidive sur une tête à bout portant de Sahnoun (16e). Mais si Dijon reste dans le match, il le doit à Mouko, qui repousse le penalty de Traoré (18e), puis la frappe à bout portant de Fiorèse (58e) et voit Traoré se saborder de nouveau sur un centre parfait de Vairelles (64e).
Comme en 2004, le match brille par son indécision, ingrédient éternel de la Coupe de France. Sami frappe au-dessus (74e) pour Amiens, puis Mangione rase le cadre pour Dijon (75e). On se dirige vers la prolongation, jusqu'à cette erreur de Mouko mise à profit par le remuant Contout (1-0, 88e). En un instant, Amiens, en lutte pour le maintien de Ligue 2, vient de connaître ce flamboyant exutoire qu'il recherchait et a offert à ses supporters leur première demi-finale de Coupe de France depuis 2001, année où le club de la Somme avait goûté aux honneurs du Stade de France. En un instant, la Licorne a oublié la morosité du quotidien pour l'euphorie d'une joie éphémère. Le charme de la Coupe de France.
Julien BIGORNE / Eurosport