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Euro-2008 des moins de 17 ans: les Bleus sur les pas de la génération Benzema

ven 16 mai, 21h28


PARIS (AFP) - L'équipe de France des moins de 17 ans peut devenir championne d'Europe, comme la génération 1987, celle de Karim Benzema, Samir Nasri et Hatem Ben Arfa, si elle bat l'Espagne en finale, vendredi à Antalya (Turquie).

En 2004, la génération 1987 avait remporté le tournoi dans le Val-de-Loire (finale à Châteauroux) et révélé un carré magique Benzema-Nasri-Ben Arfa-Jérémy Ménez. Seul le dernier nommé a pris du retard, les trois autres ayant tous joué sous le grand maillot Bleu, en A.

Si Ménez n'a pas -encore- confirmé à Monaco, malgré quelques gestes de classe, Benzema a été élu meilleur joueur de Ligue 1 dimanche par ses pairs, Nasri est déjà le guide de l'OM et les dribbles de Ben Arfa excitent tous les recruteurs d'Europe.

La génération 1991 aligne aussi un duo d'attaque lyonnais, Alexandre Lacazette et Yannis Tafer, à qui l'avisé président Jean-Michel Aulas a fait signer un contrat professionnel avant qu'ils ne partent briller sous le soleil d'Antalya et les yeux des mêmes recruteurs.

Gilles Sunu (Arsenal) et Gaël Kakuta (Chelsea) complètent le quatuor d'attaquants. La comparaison s'arrête là avec la génération 1987. Francis Smerecki aligne plutôt un trident offensif où Tafer, meilleur buteur du tournoi avec 4 buts, et Gaël Kakuta, prodige acheté au RC Lens par le richissime Chelsea, sont titulaires, Sunu et Lacazette se succédant l'un l'autre en cours de partie.

Pour amorcer le même glorieux destin que leurs aînés, les Mini-Bleus de Francis Smerecki, seraient bien inspirés de remporter vendredi l'Euro contre l'Espagne. "On était déjà content d'être qualifiés, puis content d'être en demi-finales, explique le sélectionneur à l'AFP. Mais l'appétit vient en mangeant..."

Les petits Bleus comptent donc sur leur puissance offensive, mais aussi sur un mental éprouvé. Menés au score par l'Eire en poules puis par la Turquie en demies, ils ont renversé le score (2-1 puis 1-1 contre les Turcs, battus aux tirs au but (4-3).

"Nous n'avons pas paniqué", se félicite le puissant défenseur central -Lyonnais aussi- Sébastien Fauré, sur le site de la FFF. "Nous avons calmé le jeu, sachant être patients face à un adversaire porté par son public", ajoute Enzo Reale (de l'OL encore).

La revanche constitue un autre élément de motivation pour les Bleus miniatures: "C'est bien de pouvoir retrouver l'Espagne, explique Tafer, sur le site de la Fédération. Nous voulons oublier la frustration du nul 3-3 alors que nous avions toujours mené au score."

Il aurait pu ajouter que l'équipe de Benzema avait été sacrée en 2004 en battant... l'Espagne en finale (2-1).