Dans un entretien accordé à L'Equipe Magazine à paraître samedi, Grégory Coupet, interrogé au lendemain de l'avant-dernière journée de Championnat (victoire contre Nancy, 1-0), évoque l'haletante fin de saison pour son club. « J'étais persuadé qu'on allait faire match nul contre Nancy et que Bordeaux allait gagner , confie-t-il. Mais je me demande si ça n'aurait pas été mieux, car on serait allés à Auxerre avec l'obligation de gagner alors que, là, on sait qu'un nul suffit. C'est dangereux .»
Le portier de l'OL reste cependant confiant sur l'état d'esprit du groupe qu'on dit défaillant cette saison à Lyon : « A Evian (NDRL : lors du stage d'oxygénation avant Nice-Lyon en Championnat), on a fait une soirée sans les coaches dans un petit restau. J'ai découvert des joueurs sous un nouveau jour. Je pense que des antagonismes se sont réglés. Boire un canon vous permet de vous livrer un peu plus. Cette soirée-là nous fera peut-être gagner le Championnat et la Coupe de France. On a trinqué aux deux .»
Dans ce long entretien, Grégory Coupet revient aussi sur les 160 jours qui l'ont vu se reconstruire depuis son retour de blessure en décembre. « Je ne suis pas sensible au sang, aux cicatrices. Pour moi, saigner, c'est presque un honneur. Ma rééducation, en revanche, a été une souffrance intense, chaque jour. La douleur était insoutenable. »


