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Hockey - ChM (H) Bis repetita

ven 16 mai, 09h16


Les demi-finales du Championnat du monde, qui se disputeront vendredi, sont les mêmes que l'an dernier en Russie. Devant leur public, les Canadiens partent favoris de leur duel avec la Suède, tandis que le match entre Russie et Finlande s'annonce très serré.

La Canada ne compte pour le moment aucune défaite dans l'épreuve, et après sa victoire en quart de finale contre la Norvège (8-2), se pose en favori à sa propre succession. Néanmoins, la partie sera certainement moins facile face à la Suède , qui a peiné pour éliminer la République tchèque (3-2 a.p.). Portée par son public, qui assiste pour la première fois à un Championnat du monde, l'équipe canadienne ( Photo Reuters ) est exclusivement composée de joueurs évoluant en NHL, avec notamment Rick Nash, Jason Spezza et Dany Heatley, meilleur marqueur depuis le début de la compétition.

« Nous avons une bonne équipe même si plusieurs de nos joueurs évoluent dans la ligue suédoise », rétorque cependant l'attaquant suédois Anton Stralman. «Nous devrons pratiquer un jeu très serré», a analysé l'entraîneur Bengt-Ake Gustafsson. Les Suédois misent sur leur tactique originale en 1-4, un attaquant haut dans le territoire adverse et quatre joueurs bloquant la zone médiane, et sur leur gardien Henrik Lunqvist.

L'autre demi-finale opposera la Russie, qui a largement battu la Suisse (6-0), la Finlande, vainqueur in extremis des Etats-Unis (3-2 a.p.). Les Finlandais se sont d'ailleurs vraiment fait une grande frayeur. Ils menaient tranquillement 2-0 à moins de cinq minutes de la fin du match, avant d'être rejoints et forcés à disputer une prolongation. Contre la Russie, qu'ils avaient éliminé l'an dernier mais qui n'a pas encore concédé une seule défaite dans l'épreuve, la partie s'annonce autrement plus ardue.

Après un début de Mondial délicat, les Russes ont trouvé leur vitesse de croisière. Surtout, Alexander Ovechkin, Sergei Fedorov et Alexei Morozov veulent laver l'affront de l'an dernier. « On veut changer l'histoire cette fois-ci , a déclaré l'entraîneur Vyacheslav Bykov à la tête de l'équipe nationale depuis l'été 2006. Ça fait deux ans que l'on veut former une équipe, ne pas jouer pour soi-même ». Néanmoins, les Russes devront se passer de l'attaquant Ilya Kovalchuk, suspendu pour un match suite à une deuxième «inconduite de match» contre la Suisse. (Avec AFP)