La Roumanie n'est plus qu'à une marche du bonheur. S'ils l'emportent contre les Pays-Bas, mardi soir, Victor Piturca et ses hommes auront réussi l'exploit de se qualifier pour les quarts de finale de la compétition, aux dépens de l'Italie et de la France, respectivement championne et vice-championne du monde en titre. Le sélectionneur roumain assure y croire dur comme fer. « La Roumanie a les plus grandes chances de passer , a-t-il lâché lundi soir en conférence de presse. Je pense que l'on va se qualifier, on le mérite. Si on y arrive, ce sera un grand pas en avant pour le football roumain, surtout face à des adversaires comme la France, l'Italie et les Pays-Bas. Mais je ne suis pas surpris qu'on en soit là aujourd'hui. Nous croyons en nos chances, et je connais notre potentiel. On peut faire un résultat contre n'importe quelle équipe en Europe. On vient de le montrer ».
Le fait que les Pays-Bas, déjà qualifiés, aligneront une équipe bis n'a aucune importance à ses yeux. « Ils seront peut-être relâchés mais cela ne veut pas dire qu'ils ne nous mettront pas plusieurs buts. Ils sont en pleine forme, au plus mauvais moment pour nous. Et leurs remplaçants, que l'on connaît déjà, seront certainement très motivés pour montrer au coach qu'ils méritent une place dans le premier onze. Ce sera un match très difficile, mais nous devrons le gagner pour s'éviter des sueurs froides ».
« Ce qui compte, c'est le résultat »
Le coach roumain devra toutefois peut-être se passer de son attaquant Ciprian Marica, touché à la tête à l'entraînement il y a quelques jours. « Ce n'est pas sûr qu'il joue , a-t-il confirmé. Je pense qu'il n'est pas encore prêt, même s'il peut entrer quinze ou vingt minutes ». Le principal danger se nommera donc Adrian Mutu, à condition que celui-ci réussisse à faire abstraction du penalty manqué contre l'Italie. « Ca fait partie de la vie , a rétorqué Piturca, il en manquera certainement d'autres dans sa carrière. Adrian se sent bien, et ce qui m'intéresse, c'est ce qui va se passer, pas ce qui s'est déjà passé ».
La victoire étant, sinon obligatoire, du moins fortement conseillée, le coach pourrait être tenté d'aligner une équipe plus offensive. « On essaiera d'attaquer quand on aura le ballon, et de défendre quand on ne l'aura pas , a-t-il répondu, comme pour mieux botter en touche. Ce qui compte, c'est le résultat. Si on gagne, peu importe que l'équipe soit offensive ou défensive ». Piturca, qui assure qu'il ne regardera le résultat du match entre la France et l'Italie qu'à la fin du sien («l'important , c'est comment on joue nous »,) a terminé par un petit clin d'oeil pour ses futurs adversaires. « Pour leur bien, les Pays-Bas doivent tout faire pour éviter de rencontrer la France ou l'Italie en demi-finale ». En d'autres mots, ils feraient mieux de laisser la Roumanie se qualifier. - B. Ro., à Berne


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