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Natation-Paris Bernard cherche des sensations

lun 16 jui, 22h47


Dix jours après avoir affronté les meilleurs sprinteurs à Rome où il avait terminé deuxième et troisième des 50 m et 100 m nage libre, Alain Bernard va retrouver la compétition de mardi à jeudi à l'Open de Paris. S'il reconnaît ne pas être encore prêt pour les Jeux Olympiques et si la concurrence sera moindre, le recordman du monde du 100 m s'est fixé un objectif : «Cela va être plus une recherche de sensations que de chronos.»

«Alain Bernard, comment abordez la compétition ?

Les courses que je vais faire vont être pour régler ce que je fais à l'entraînement, ce que je suis capable de faire en compétition en étant frais ou en période de travail. Ce n'est pas du tout les mêmes "ressentis". Ca va être plus une recherche de sensations que de chronos sur cette compétition. J'espère pouvoir faire mieux qu'à Rome. J'ai toujours envie de faire mieux alors on verra.

Est-ce important de faire des performances à l'Open de Paris ?

Ce n'est pas l'objectif de l'année. On n'est pas dans l'optique de l'année dernière où il fallait marquer le terrain et montrer qu'on était là. J'ai su montrer que je pouvais être là à plusieurs reprises. Maintenant, c'est la préparation et le travail avant tout.

N'est-ce pas un peu dommage de n'avoir pas de grosse concurrence internationale à Paris ?

J'ai eu l'occasion de rencontrer à la fois Sullivan, Magnini et Nystrand à Rome. Là, il va y avoir quand même pas mal de nageurs français aussi. Ca permet de souder l'équipe, je vois plus ça comme ça.

Les finales auront lieu le matin, avec peut-être le froid et de la pluie. Y avez-vous pensé ?

Je n'y ai même pas réfléchi. Que ce soit la météo, le matin, l'après-midi, ça sera pareil pour tout le monde. Il va falloir s'adapter en temps voulu. Je m'attache à nager vite le matin sans trop m'économiser pour savoir ce que j'ai dans les bras. Que ce soit le matin, l'après-midi, en compétition ou à l'entraînement, dès que je plonge j'essaie de faire une bonne course. Après, ça reste une finale et ça se gère peut-être différemment. J'essaierai de le faire le plus sereinement possible.

Vous sentez-vous prêt pour disputer les jeux Olympiques ?

Aujourd'hui, je ne suis pas prêt, heureusement, parce que ce n'est pas l'heure mais en temps voulu, je sais que je serai prêt et j'espère que tout ira bien parce que les performances, on sait que c'est un tout. Ce n'est pas seulement la forme physique, il faut être bien moralement et tout. Je me prépare et c'est pour ça que j'essaie de prendre les choses le plus sereinement possible, pour arriver frais pour les Jeux et me faire plaisir.

Votre popularité a-t-elle changé votre vie ?

Mon quotidien n'a pas changé, mes entraînements n'ont pas changé, mes envies n'ont pas changé. Au contraire, j'ai l'impression que mes envies ont été décuplées et je le donne encore plus à l'entraînement pour être encore le meilleur. Dans ma tête je sens qu'il y a encore un petit truc à exploiter. Je travaille dur pour ça.

Quelle est votre position par rapport à la polémique sur les nouvelles combinaisons ?

La polémique, je suis passé dessus de suite. J'ai un équipementier (Speedo) depuis des années. Il sort une combinaison qu'ils ont mis des années à développer. Ils ont respecter le cahier de charges. Si elle a été autorisée, à partir de là je ne me pose pas de questions. Je ne me pose pas de questions face aux concurrents. A Rome, je n'ai même pas vu (que Magnini) nageait en combinaison Speedo. Après, parce qu'il a nagé en combinaison Speedo, il nous a battu de 6/100e. Est-ce que s'il avait nagé avec une Arena, il aurait fait pareil ? On ne le saura jamais. Ca peut jouer dans la tête, en faveur ou en défaveur du nageur. Moi, je ne rentre pas là dedans.» (AFP)

 

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