Tour de France - Etape 12 : Déclarations

Eurosport - jeu, 16 juil 20:39:00 2009

Retrouvez les principales réactions enregistrées à l'issue de la 12e étape du Tour de France, remportée à Vittel par Nicki Sorensen.

CYCLING 2009 Tour d'Italie Franco Pellizotti - 0

NICKI SÖRENSEN (DAN/SAXO BANK):

"A 40 km de l'arrivée, avec quatre minutes d'avance, j'ai compris qu'on irait au bout. On était inquiets d'un possible retour des Columbia, pour préparer un sprint à Cavendish, mais ça n'est jamais arrivé. A 25 km de l'arrivée, j'avais déjà mon plan en tête, je savais que c'était l'endroit d'où je devais attaquer et tout donner. Pour moi, le pire aurait été d'arriver à la ligne en n'ayant pas tout donné, donc je savais que je devais attaquer ce groupe, où il y avait des gars très forts, comme Martinez ou Pellizotti, très fort au sprint. Tactiquement, c'est la raison pour laquelle j'ai attaqué là. Dans le final, j'avais très peur du retour des poursuivants, et j'ai essayé de motiver Calzati pour qu'on garde notre avance. C'est seulement à 100 m de la ligne que j'ai été plus ou moins sûr de gagner. C'est une victoire que je garderai en mémoire à jamais. Gagner une étape du Tour, c'est quelque chose d'énorme. En plus, je n'ai pas beaucoup d'occasions sur le Tour de courir pour mon propre compte, donc la satisfaction n'en est que plus grande."

FRANCO PELLIZOTTI (ITA/LIQUIGAS):

"Je suis déçu, beaucoup plus qu'à l'arrivée de Tarbes où Fédrigo m'a battu. C'est une nouvelle place d'honneur, mais elle ne me satisfait pas. Je ne pensais pas être dans une échappée dans cette étape. C'est en allant chercher des points pour le classement de la montagne que je me suis retrouvé devant. J'espère ne pas payer cette dépense d'énergie. Mon objectif reste double: gagner une étape, de préférence dans les Alpes ou ce qui est mon rêve, le Ventoux, et puis le maillot du meilleur grimpeur."

SYLVAIN CALZATI (FRA/AGRITUBEL):

"Bien sûr que j'y ai cru. Mais j'ai bien vu qu'il était plus fort que moi, il prenait des relais en fin de course plus forts que les miens. Je suis tout de même ravi de revenir sur le devant de la scène après des années difficiles. En 2007, j'ai eu beaucoup de pépins, en 2008 j'ai fait une déprime. Agritubel m'a relancé, il fallait que je leur rende ce qu'ils m'ont donné. J'aurais vraiment aimé gagner. Mais je recommencerai la semaine prochaine dans les Alpes, j'attaquerai de loin pour gagner. C'est dommage que l'équipe Agritubel ne continue pas, parce qu'on n'a pas encore trouvé de repreneur. Il y a une super ambiance dans cette équipe."

RINALDO NOCENTINI (ITA/AG2R):

"Aujourd'hui il a fait vraiment chaud, l'adversaire, c'était la chaleur. L'étape était longue et elle est partie à une vitesse incroyable. On a fait 100 km en deux heures. On savait que dans l'échappée, le mieux placé au général était à 10 minutes, donc on a travaillé pour maintenir l'échappée à quatre minutes, en attendant que les équipes de sprinteurs roulent avec nous. Je suis déjà très content. J'ai fait mon possible pour garder encore un peu le maillot jaune, mais pour moi, c'est déjà beaucoup de l'avoir gardé six jours. J'égale le record de jours en jaune de Pantani et de Cipollini, qui sont de grands champions. Quand j'arrêterai le vélo, ça restera. Demain (vendredi) j'espère que la course sera un peu plus tranquille et que mon équipe va bien récupérer, pour que je puisse garder le maillot jaune le soir."

MARK CAVENDISH (GBR/COLUMBIA):

"Nous avons changé de tactique de course, en décidant de lutter plus seulement pour le gain de l'étape, mais pour les points du maillot vert. On se dit que chaque jour on se rapproche de Paris, et que je dois prendre les points chaque fois que c'est possible, en marquant Thor (Hushovd) de près. Mes équipiers n'ont pas cherché à rattraper l'échappée aujourd'hui. Il fallait faire une coupure, ils travaillent beaucoup tous les jours, nous sommes des êtres humains, mes coéquipiers et moi, on avait besoin d'une petite pause. Et j'ai besoin de mes gars pour qu'ils m'aident à passer les Alpes si je veux arriver à Paris. Nous avons donc fait le choix aujourd'hui d'économiser notre énergie, et puis je ne peux pas gagner tous les jours, c'est mieux pour les spectateurs. Là, je suis mieux qu'à la 12e étape de l'an dernier, donc j'ai confiance."

VINCENT LAVENU (MANAGEUR D'AG2R):

"C'est beaucoup de bonheur, c'est une belle réussite collective. Aujourd'hui, mes gars ont fait un énorme travail pour conserver cette tunique jaune. Mes coureurs m'épatent, je suis très fier d'eux. Au départ, il y a eu 70 km très difficiles, ça attaquait de partout. Quand sept coureurs sont partis, et qu'on a vu qu'aucun n'était dangereux au classement général, on a laissé filer en espérant que les équipes de sprinteurs roulent. Mais je crois qu'ils pensaient déjà à l'étape de demain (vendredi), qui est très difficile."

CARLOS SASTRE (ESP/Cervélo):

"L'étape a été rapide, comme on s'y attendait, animée, avec des routes difficiles, une journée usante, parce que l'échappée a mis très longtemps à se dessiner. Le rythme a été vertigineux pendant toute la journée, avec une grosse chaleur. La majorité du peloton accumule la fatigue, et il reste trois jours à passer encore sur ces routes. La dernière semaine va être franchement dure.

MARKUS FOTHEN (GER/Milram):

"Aujourd'hui, on avait décidé d'être dans la bonne échappée. Dans tous les groupes qui sont partis, on avait un équipier, et moi j'ai eu la chance d'être dans le bon coup. Dans le final, quand Nicki Sörensen a attaqué, nous avons attendu. Mais nous avons attendu trop longtemps. Mais j'ai vraiment tout essayé aujourd'hui. Ca n'a pas suffi pour une place dans les trois premiers, mais je suis quand même très content de moi."

ALESSANDRO BALLAN (ITA/Lampre):

"C'était un parcours intéressant. On a cherché à aller dans les échappées. Mais j'ai dû m'arrêter pour changer une roue, c'est à ce moment que la bonne échappée est partie. J'ai pu revenir dans le groupe mais je n'ai pas pu accompagner les contre-attaquants."

ALBERTO CONTADOR (ESP/Astana):

"On arrive dans des étapes très compliquées. Colmar est une étape dont on parle beaucoup, il y a des cols au milieu du parcours et elle sera animée, parce qu'il y a des gens qui ont du retard au général. Ce sera une journée difficile. Ensuite, on verra comment se déroule l'arrivée au sommet à Verbier (dimanche). En principe je devrais bien m'en tirer, parce que c'est aux autres d'attaquer. Je peux me permettre de rester un peu en position d'attente.

AFP / Eurosport

Pas encore utilisateur Yahoo! ? maintenant pour ouvrir un compte gratuitement