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Gilles Panizzi Et Le Sanremo

mer, 16 sept 18:04:41 2009

A quelques encablures du départ de la 51ème édition du Rallye Sanremo, Gilles Panizzi, triple vainqueur consécutif de l'épreuve en 2000, 2001 et 2002, nous livre dans un monologue son opinion sur le parcours 2009, l'évolution du rallye depuis les années 80 et ses meilleurs souvenirs liés à la Ville des Fleurs.

Gilles Panizzi : « Le Sanremo est une épreuve que je suis depuis que j'ai l'âge de rouler… à l'époque en deux-roues ! Résidant près de la frontière italienne, j'étais présent en spectateur sur le bord des spéciales de l'arrière pays dès mes quatorze ans, et je rêvais déjà de ma première licence, qui me permettrait d'être de l'autre côté du miroir, au volant d'une voiture de course.

L'évolution de la règlementation en rallye a obligé les organisateurs à concentrer le parcours et dans le cas du Rallye Sanremo à ne plus aller en Toscane, région fabuleuse pour ses routes en terre et la beauté du décor, et à ne plus proposer les spéciales sur terre. C'est dommage, mais les organisateurs ont réussi à mettre en place une épreuve qui a conservé tout son charme. Ils ont surtout su rebondir en inscrivant l'épreuve en IRC dès la création de cette discipline, avec le succès qu'on a pu constater.

Cette année le parcours est très concentré, les journées sont plus remplies, et la qualité des épreuves spéciale est optimale, avec des passages dans Baiardo, Perinaldo, Apricale, S.Romolo. La première étape avec ses quatre spéciales, la dernière de nuit regroupant les trois premières, devrait déjà donner une idée du classement final. Cependant la seconde étape, avec le Monte Ceppo et le Colle d'Oggia sera très dure et tout pourrait changer en vue du podium final, sur ces routes étroites et sinueuses.

Aujourd'hui, les épreuves IRC et même WRC sont des sprints qui ne laissent quasiment aucun joker. La limitation des assistances oblige les pilotes à anticiper sur les réglages et le choix des pneus, c'est pratiquement comme en circuit. Il ne suffit pas d'aller vite, il faut analyser tous les paramètres et échafauder une bonne stratégie. C'est regrettable, mais c'est comme çà ! Un coup de poker, comme j'ai eu la chance de faire, et de réussir, par le passé, n'est plus possible. Cependant, le Sanremo reste le Sanremo, il a réussi à conserver son identité, tout au moins sur l'asphalte.

Pour en revenir à mes meilleurs moments sur le Rallye Sanremo, de mes trois victoires celle qui m'a le plus marquée est la dernière en 2002. Accidenté durant le mois de juillet, et alors que les médecins annonçaient quatre mois d'immobilisation, je me suis présenté au départ très diminué physiquement, suite à un arrachement des ligaments de l'épaule. Mon kiné était présent et s'est occupé de moi tout au long de l'épreuve. Personne ne s'attendait à ce que je termine l'épreuve. J'avais prévu de tout faire pour creuser l'écart lors du premier jour et de sceller ainsi mon troisième succès consécutif. J'ai réussi à remporter toutes les spéciales de la première étape et par la suite Bugalski , mon principal adversaire, a abandonné. Mon avance sur Marcus Grönholm, mon équipier chez Peugeot, était ténue et je n'étais pas sûr de pouvoir conclure physiquement le rallye. J'ai réussi à tenir jusqu'au bout, malgré la douleur, et j'ai ainsi pu égaler le palmarès de Biasion et d'Auriol, avec trois victoires à Sanremo.

Avec ces trois victoires et mes deux deuxièmes places en 1999 et 2003 le Rallye Sanremo reste et restera toujours mon épreuve fétiche ! »

 

Commentaires 1 - 1 de 1

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  1. Les frères PANIZZI et leur soeur Manta,ça donnait!!!

    De Alain, le ven 18 sept 12h 17
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