TURIN (AFP) - Isabelle Delobel-Olivier Schoenfelder, battus par les Russes et les Américains en finale de la danse sur glace du Grand Prix de la Fédération internationale de patinage (ISU) samedi à Turin, étaient néanmoins satisfaits d'avoir décroché leur premier podium en finale.
"On regrette de ne pas les battre, mais c'est quand même notre premier podium en finale du Grand Prix. On perd sur la performance, mais pas sur le contenu des programmes. L'essentiel est qu'on se soit également placé par rapport aux Canadiens (Tessa Virtue-Scott Moir)", analysait Olivier Schoenfelder après la compétition.
Le patineur a reconnu qu'il ne s'est pas senti bien dès le départ dans le programme libre, sur la glace de la patinoire olympique du Palavela où les numéros un français étaient restés au pied du podium des Jeux olympiques en 2006.
"On est sur la bonne voie: nous présentons un bon bilan avant les Championnats d'Europe (fin janvier à Zagreb) où nous défendrons notre titre et les Championnats du monde (mi-mars à Göteborg) que nous voulons gagner", ajoutait Isabelle Delobel.
Les Français ont manqué un peu de fraîcheur et d'intensité pour raconter leur belle histoire d'amour en langage des signes sur la musique du film "La leçon de piano" puisqu'ils disputaient leur quatrième compétition en quatre semaines après avoir remporté les trophées Bompard à Paris, NHK à Sendai (Japon) et les Championnats de France à Megève (Haute-Savoie).
Sur le programme court (danse folklorique) comme sur le libre, ils ont été devancés de 0,35 point et de 0,39 point par les Américains Tanith Belbin-Benjamin Agosto avec des notes techniques quasiment identiques.
"C'est kif-kif", a commenté Isabelle Delobel. Mais sur le libre, la performance des Russes Oksana Domnina-Maxim Shabalin sur une valse de Khatchaturian a permis aux vice-champions d'Europe de s'imposer.
Après les galas de fin d'année, les Français disposeront de temps pour retravailler le physique et peaufiner leurs programmes qui plaisent aux juges et au public par leur originalité. Il n'y a donc pas de quoi être inquiet pour les grandes échéances à venir.
Le deuxième couple français, Nathalie Péchalat-Fabian Bourzat (18e aux JO en 2006), qui disputait sa première finale du Grand Prix, a réalisé une bonne performance sur le programme court: un flamenco plein d'allant où la beauté de la Française qui joue de l'évantail, tout de rouge vêtue, éclate. Sur leur programme libre, de la musique électro pour illustrer le thème de la folie, Fabian, diminué par une fissure méniscale, a malheureusement chuté sur la diagonale.
Ce beau couple de danseurs, qui assurera la relève de Delobel-Schoenfelder, a terminé à la sixième et dernière place mais les voilà désormais entrés de plain-pied au sommet de la hiérarchie dans une discipline où elle est bien établie et difficile à bousculer.

AFP/Damien Meyeragrandir la photo
