Eurosport - sam, 17 janv 22:31:00 2009
Voici ce qu'ont dit les principaux protagonistes de l'étape 13 du Dakar 2009, courue vendredi entre La Rioja et Cordoba.
MOTOS :
Cyril Despres (KTM, 1er) : C"est rapide, c"est fun. C"est exactement les images qu"on voit en WRC, mais cette fois-ci sur deux roues, debout sur les cale-pieds. Forcément, quand on est derrière, on a envie d"une chose, c"est de faire des kilomètres pour essayer de rattraper le temps qui est définitivement perdu. Maintenant, les conditions climatiques ont fait que nous n"avons pas pu disputer cette première partie de spéciale. C"est dommage, mais c"est la course.
Marc Coma (KTM, 2e à 1"45) : Une étape avec pas mal de difficultés. Pas beaucoup de navigation, mais beaucoup de pilotage. Il y avait peu de traction et il fallait se tenir tout le temps debout sur la moto. Ça a été très exigeant physiquement. Mais c'était très divertissant avec énormément de monde dans la partie finale. Je me suis bien amusé. C'est une nouvelle fois, une étape à part sur ce Dakar. Demain ça sera une longue étape. Lors des Dakar précédants, on était habitué à une courte étape finale autour du Lac Rose, là il y a aura 220kms de spéciale. C'est beaucoup et il peut se passer pas mal de choses.
David Frétigné (Yamaha, 3ème à 2"37) : Je suis vraiment content de sortir de cette spéciale, que je n'attendais pas aussi rapide. Il y avait pas mal de pièges, des petits virages qui se resserraient. Pendant trente kilomètres, c'était assez sinueux, avec en même temps beaucoup d'accélérations. J'ai vite vu que je ne pouvais pas faire grand-chose, donc j'ai essayé de faire une belle course, en attaquant pour ne pas perdre trop de temps. Je dois être troisième, donc c'est une belle spéciale. La 450 Yamaha m'a encore tout donné, donc comme il me reste une journée, il faut que j'assure et que la ramène sur le podium. C'est une spéciale où on pouvait faire la différence, mais on pouvait aussi perdre beaucoup. Il y avait des ravins, donc les risques doivent êtres mesurés. C'est ce que j'ai fait, car il fallait aussi être prudent, notamment sur le pilotage et les freinages.
AUTOS :
Nani Roma (Mitsubishi, 1er) : Hier c"était une étape comme il en arrive sur les rallyes raids. Il faut toujours s'attendre à ce genre de péripéties sur une course comme le Dakar. Aujourd'hui j'ai bien roulé. La voiture a bien répondu. C'est une satisfaction pour tout le monde, cette victoire d"étape. Maintenant nous allons rentrer sur Buenos Aires sans prendre de risques. Il n'y a pas de déception pour moi sur cette fin de Dakar.
Krisztof Holowczyc (Nissan, 2ème à 7"18) : Aujourd'hui, ça a été une très belle étape pour moi. C'était drôle parce qu'avec Jean Marc (Fortin) on se disait : "tu te souviens en 1999, on avait perdu une roue de notre Subaru en WRC ici". C'était plutôt facile pour nous, pas trop lourd pour notre voiture qui manque un peu de puissance. Dans le sable on perd du temps mais sur ce genre de chemin, c'est parfait, c'est facile de conduire. Certaines parties de la spéciale étaient les mêmes que lors du rallye WRC d'Argentine. Et c'est bien aussi d'avoir ce genre de spéciale sur un Dakar. Cela permet à des pilotes de s'exprimer sur des parties plus techniques.
Giniel De Villiers (Volkswagen, 8ème à 14"28) : Je suppose qu"on peut appeler cela une étape d"équipe. Le plus important était d"atteindre l"arrivée, particulièrement après avoir perdu une voiture hier. Le patron voulait qu"on roule comme cela aujourd"hui et nous respectons les désirs de l"équipe. C"est important pour Volkswagen de finir ce Dakar en première et deuxième positions. On ne veut plus prendre des risques. Ça n"a aucun intérêt. On a beaucoup travaillé pour atteindre cet objectif et de tout jeter sur les deux dernières spéciales ne serait pas très malin. Pour l"instant je suis heureux de mon Dakar. Ça aurait pu être un peu mieux. Mais c"est comme cela le Dakar.
Veuillez vous connecter pour laisser un commentaire
Pas encore utilisateur Yahoo! ? Inscrivez-vous maintenant pour ouvrir un compte gratuitement