Si Laure Manaudou est revenue d'Eindhoven avec deux titres continentaux (200 m dos, 4x200m nage libre), les championnats d'Europe ont marqué une double rupture pour la nageuse, avec l'émergence d'Alain Bernard sur la scène médiatique et la perte du record du monde du 400 m. Pour le premier événement, Manaudou se dit sereine : «J'ai moins de pression. Tout le monde, notammentles journalistes, était toujours un peu sur moi. Alors, c'est sympa qu'Alain soit là», explique-t-elle jeudi dans L'Equipe à quelques jours des sélections olympiques qui débutent dimanche à Dunkerque.
Plus frustrant est pour elle la perte du record du 400 m, pulvérisé par Federica Pellegrini dans une finale que la Française a regardé à la télé : «J'aurais aimé y participer. Je pense que ça ne se serait pas passé de la même manière. Le 400 m, c'est ma course. Après, pendant deux jours, je n'étais pas très, très motivée. C'est revenu doucement. (...) Mais il faut être clair, je préfère être championne olympique que récupérer mon record du monde.»
Le 200 m dos, nouvelle distance fétiche
Si le 400 m promet un vrai duel à Dunkerque avec Coralie Balmy, Manaudou, engagée dans six courses (100 m, 200 m, 400 m, 800 m, 100 m dos, 2000 m dos) élargit ses ambitions : «Il va y avoir de grosses courses. Cela va ressembler à des champions d'Europe. (J'attends particulièrement) le 200 m dos. J'ai appris à l'aimer. J'ai fait la finale des championnats d'Europe à Eindhoven avec une certaine facilité.» Si la championne olympique du 400 m assure avoir retrouvé sérénité et goût de l'entraînement, reste l'inconnue de la combinaison. A Dunkerque, elle s'alignera dans une combinaison Arena : «Je pense que je prends un risque par rapport aux autres nageuses. Contre des nageuses en Speedo, c'est prendre un risque. Mais j'assume.»
Retrouvez l'interview complète de Laure Manaudou dans L'Equipe de jeudi

