Valence - Müller: "J'espère qu'il fera beau"

Eurosport - sam, 17 mai 14:36:00 2008

Jörg Müller (BMW) espère que le vent va tourner pour l'écurie allemande et attend de pied ferme la qualification. Le pilote allemand est notamment revenu sur le week-end difficile qu'il a eu, lui et l'ensemble de son équipe, à Puebla, lors du précédent meeting.

2008 Valencia Test BMW Müller with staff - 0

Après deux séances de test comment se passe le week-end ?

Le week-end n'a pas encore vraiment commencé pour nous. Ca va vraiment débuter avec la qualification. Nous testons pas mal de choses et mettons en place les réglages pour être le mieux placé sur la grille.

Quelles informations avez-vous reçu ?

Il fera encore plus chaud dans l'après-midi pour la qualification par rapport à ce matin.

Ce sera donc les mêmes conditions que lors de l'après midi donc ce que l'on a appris de la matinée sera différent de ce que l'on rassemblera plus tard dans la journée. Il faudra faire un peu plus de tours pour ramener un maximum d'informations. Ce que l'on en saura un peu plus lors de la deuxième session

Vous préférez la pluie ou le soleil ?

(il réfléchit). Je m'en... j'ai regardé trois ou quatre chaines différentes et ça n'était jamais la même chose donc on verra le jour de la course. Dix minutes avant, je déciderai du choix des pneumatiques. Je préférerai quand même rouler sur les car on ne sait jamais ce qui peut se passer. Sous la pluie, c'est quand même très aléatoire et j'espère qu'il ne pleuvra pas

Vos adversaires directs, les SEAT, ont été limités à 4100 tours. C'est bon pour BMW ?

Attendons la qualification. On ne connait pas encore le potentiel de tout le monde sur cette piste et il faudra voir les chronos à la fin de la séance. En plus, les SEAT ont un handicap de poids donc rien n'est fait.

Pourtant, c'est presque un désastre qui a eu lieu à Puebla

C'est toujours la catastrophe à Puebla. A piste était très glissante, comme si on était sous la pluie. Il y avait en fait des problèmes de grip là-bas et sommes en traction arrière donc moins nous en avions, plus on était gênés. A partir de là, vous avez beaucoup besoin d'un moteur très puissant, ce qu'avait SEAT et ce que nous n'avions pas. Si le grip est là, on est vraiment bien, sinon c'est très compliqué pour nous

Cela fait un petit moment que vous êtes en WTCC. Allez vous enfin gagner ce titre ?

J'espère toujours. Ca fait cinq ou six ans que je suis là et si BMW me fait toujours confiance c'est pour avoir le titre. C'est toujours difficile mais je donne le maximum de moi-même.

Comment est l'entente avec Augusto Farfus ?

Nous sommes coéquipiers mais en même temps nous sommes très rapides. Je dois attaquer très fort pour rester devant lui. Je suis tout de même devant aux points mais il reste un pilote très dangereux.

Vos patrons ne vous ont pas trop mis de pression après les deux premiers meetings ?

D'abord nous sommes motorisés en essence. Ensuite, on n'a pas eu vraiment de grosse pression. On est un peu dépendants des décisions de la FIA, des réglementations. Ca va dépendre de combien on souhaite brider les turbo diesels. Mais bon, il faut voir les Chevrolet, elles sont 50 kilos plus lourdes que les autres donc il n'y a pas de raison de se plaindre. On continuer à travailler et donner le meilleur de nous-mêmes.

Propos recueillis par Yassine BEN RAJEB, à Valence / Eurospo