Eurosport - sam, 17 mai 21:17:00 2008
5e de la qualification, le tenant du titre Andy Priaulx (BMW) est presque fataliste pour le reste de la saison. Les ajustements du règlement ne l'ont pas convaincu et il ne semble attendre qu'une seule chose: un moteur turbo diesel.
Pensez-vous que la qualification est suffisamment bonne pour les courses ?
Andy Priaulx: On ne sait jamais. Il sera très difficile de remporter la première course, prendre quelques points serait déjà pas trop mal. Je ne pense pas qu'un autre pilote hormis les SEAT soit capable de l'emporter.
Avez-vous craint la présence de la pluie ?
A.P: Non pas vraiment mais c'est un challenge. J'aime ce genre de situations un peu spéciales où il faut se battre, ne pas uniquement s'en remettre à la voiture et essayer de trouver les bons trucs pour réaliser de bons chronos. Ca me plait beaucoup.
Vous-êtes vu amusé ?
A.P: Avec la voiture qui glissait souvent, j'étais à la limite. Ca m'a assez plu mais il fallait avant tout rapporter un bon résultat. Je n'étais pas là pour m'amuser, j'étais là concentré sur mon objectif, réaliser le meilleur tour possible.
Que pensez-vous de cette piste ?
A.P: Normalement, c'est un circuit qui convient bien aux BMW. Mais j'ai l'impression que personne ne peut battre SEAT, vraiment personne.
Ce week-end, vous êtes presque condamné à vous imposer ?
A.P: On va essayer de prendre des points et voir quelle sera la réaction de la FIA mais il n'y en a apparemment aucune. Je ne pense pas que leurs décisions soient si convaincantes. Cette décision de réduire les tours par minute n'a pas vraiment d'influence. Nous les moteurs à essence, nous sommes à 8000 tours/minute et les turbo diesels étaient apparemment à 4200 tours. Donc prendre ce genre de décision est inutile. Ca n'a pas de sens.
Être triple tenant du titre, est-ce toujours un avantage à l'heure actuelle ?
A.P: Pas vraiment. Vous repartez chaque année de zéro. Ce que vous faites dans le passé ne compte plus vraiment, c'est comme ça en sports mécaniques. On voit ce que vous êtes capables de faire course après course. Vous devez être au top niveau constamment et quand vous regardez les pilotes, la plupart d'entre eux ont gagné des titres, quels qu'ils soient. Ils n'ont pas forcément plus de respect pour un pilote que pour un autre. Par contre, quand vous gagnez, vous devenez une cible. Il faut vous battre tout le temps et qu'importe ce que vous avez réussi avant.
Quand espérez-vous courir avec le turbo diesel ?
A.P: (rire) Il a déjà trois courses de retard ! La stratégie actuelle de BMW est de développer du mieux possible le moteur à essence et essayer de valoriser notre package du moment. Je ne pense pas que le diesel soit une bonne chose pour ce championnat. C'est mon opinion mais si on doit y arriver, j'espère qu'on aura assez vite un turbo diesel car on va vite avec celui-ci.
Si les résultats ne venaient pas ce week-end, comment verriez-vous les choses ?
Si on était à quelques dixièmes, ça ne me dérangerait pas outre mesure mais avec une seconde sur chaque circuit. A ce niveau-là, on ne peut pas réussir.
Que pensez-vous de vos autres rivaux, Chevrolet ?
A.P: Ils sont très bons et d'ailleurs je ne comprends pas pourquoi ils en sont là avec seulement 20 kilos de handicap de poids. Ils sont très compétitifs mais ce qui arrive aux autres ne m'intéresse pas vraiment. Je m'occupe plutôt de mon package que celui des autres. On a besoin de plus de puissance, c'est tout ce qui m'importe pour le moment.
Propos recueillis par Yassine BEN RAJEB et Dirk ADAM / Euros