Eurosport - sam, 17 mai 14:39:00 2008
Deuxième du championnat, Gabriele Tarquini (SEAT) se montre très prudent quant aux possibilités de glaner de bons résultats à Valence. Il est notamment revenu sur le récent ajustement technique qui a pris la marque espagnole de court.
Vous êtes deuxième du général. Comment vous voyez ce meeting de Valence?
Gabriele Tarquini : On a commencé la saison de la meilleure des manières. Les choses vont changer ici. La TDI sera beaucoup moins avantagée sur cette piste. La vitesse de pointe jouera beaucoup moins. Nos voitures sont plus lourdes que les autres et on a un certain handicap de poids en raison de nos succès. Le week-end sera très difficile et il se peut qu'on ne gagne pas. L'objectif sera de prendre un maxium de points.
Vous étiez déjà très au-dessus du lot sur les deux premiers meetings. Vous ne la jouez pas trop modeste?
G.T. : Non je ne crois pas car l'altitude a beaucoup compté. Curitiba était à plus de 900 mètres et Puebla à 2200 mètres et le fait d'avoir un turbo diesel a beaucoup aidé. Là, ce sera très différent. J'espère être dans les cinq premiers mais avec les BMW, ce sera très compliqué. Elles seront les machines à battre.
Avec la limitation à 4100 tours/minute du régime moteur, la suite va se compliquer ou vous devriez vous en sortir?
G.T. : Ça nous dérange un peu dans la mesure où l'on ne s'attendait vraiment pas à ça. Tout le monde a été surpris. Il faudra prendre en compte ce nouvel élément. On ne pensait pas avoir un limiteur de tours. Je ne connais pas encore l'effet de cette décision: deux dixièmes, quatre dixièmes, une seconde. On n'a pas encore roulé avec cette configuration. On l'a su après les tests d'Oschersleben et ça n'est pas très correct. Il faut voir.
Vous êtes l'un des plus âgés du plateau. Comment trouvez-vous encore la motivation pour garder ce niveau qui est le votre?
G.T. : Je m'amuse toujours au tant. J'ai une longue expérience. J'ai fait mes quinze dernières années de compétition avec ce type de voiture. J'ai alterné les différentes formules en monoplace, les groupes C. Je trouve également de la motivation dans l'équipe. Je n'ai jamais été dans une équipe espagnole auparavant. C'est une écurie jeune, motivée. Les ingénieurs et les ingénieurs en chef ne sont pas très âgés non plus. Nous sommes aussi très forts car nous avons d'excellents pilotes qui viennent d'un peu partout. La motivation, c'est de rester au top et de battre tout le monde. Personnellement, je reste encore compétitif.
Propos recueillis par Yassine BEN RAJEB, envoyé spécial à Va