Eurosport - jeu, 17 sept 15:47:00 2009
Nico Hülkenberg, champion de F3 Euro Series (2008) puis de GP2 (2009) avec ART, est un pilote intelligent, bosseur et exigent pas juste pour la forme. Frédéric Vasseur, directeur de l'équipe française, nous dit comment il a obtenu ses résultats avec le jeune Allemand.
Nico Hülkenberg a avoué qu'il était un peu surpris d'être champion dès sa première année de GP2 Europe. L'êtes-vous aussi ?
Frédéric Vasseur : Oui et non. Non car c'était quand même l'objectif de départ. Le but est atteint, nous ne sommes pas surpris outre mesure. Et oui, quand même, car effectivement il était rookie. De surcroît, c'est une belle consécration pour lui : il a remporté le titre de champion avant la fin (ndlr : pour la première fois depuis la création du GP2 en 2005).
Pourtant, Pastor Maldonado était le plus expérimenté de vos pilotes, donc plus enclin à décrocher le titre.
F.V. : Nous avons toujours placé nos pilotes sur un plan d'égalité. Il n'y avait pas de numéro 1 ni de numéro 2. Pastor a eu des hauts et des bas mais il a servi de locomotive à Nico. Et il peut encore terminer 4e du championnat (dernier meeting à Portimao).
Comment a-t-il le plus changé depuis que vous l'avez testé pour la première fois en Formule 3 ?
F.V. : Il était déjà archi mûr lorsqu'il est arrivé chez nous. Je l'avais bien observé en Formule BMW, et il était très bon. Il sortait d'une saison galère de F3 en Allemagne, où il n'avait pu faire toutes les courses faute de moyens. Il était dans une période compliquée mais il venait de signer avec Willi Weber (ndlr : manager de Michael Schumacher), ce qui était une garantie de rigueur. Il était très structuré dans sa tête, bien plus que beaucoup d'autres pilotes. Tous les éléments étaient réunis pour faire quelque chose de bien avec lui.
Vous avez remporté ensemble le titre de Formule 3 Euro Series en 2008 et il s'est de suite adapté au GP2. Ça n'avait pourtant rien d'évident. Y-a-t-il eu un déclic à un moment ?
F.V. : Un déclic ? Non. Il a fait la pole pour ses deux premières courses en GP2 Asie et il lui a juste fallu un ou deux meetings pour intégrer le scoring, comprendre les pit stop, les procédures de départ, la dégradation des pneus. Dès Monaco (2e meeting de GP2 Europe), il a fait une perf intéressante en qualification (3e) mais sa course a été moins remarquée car il a pris un drive through (5e de la Course 1, 3e de la Course 2). Bien sûr, son week-end du Nürburgring a marqué les esprits (pole, victoires et meilleurs tours en course).
Il a visiblement fait preuve de discernement dans la conduite de son championnat, en se gardant parfois d'attaquer pour assurer des points importants. Il a toujours paru savoir où il en était.
F.V. : Nico se rend bien compte de la chance qu'il a d'évoluer à ce niveau en sport automobile. Il n'a pas toujours été dans ces conditions aussi bonnes, et il a travaillé en dehors du sport automobile. Il a fait tous les efforts nécessaires pour mériter ce qui lui arrive. Chez ART, il a été habitué à la culture d'entreprise, et chez Williams (il est réserviste depuis 2008) a vite du satisfaire une grosse demande technique.
Comment est-il sur le plan technique justement ?
F.V. : Il est hyper exigent, mais ses demandes sont facilement acceptables. Elles le sont d'autant plus qu'il est aussi extrêmement exigent envers lui-même, qu'il se lève à 07h00 pour obtenir ce qu'il veut en tant que pilote.
Comment est-il en tant qu'équipier ? A-t-il besoin d'échanger ou est-il plutôt indépendant ?
F.V. : Nico est quelqu'un d'intelligent, d'ouvert, mais il ne cherche pas à être le meilleur ami de son équipier.
ART a remporté le championnat GP2 Europe Pilotes en 2005 avec Nico Rosberg et en 2006 avec Lewis Hamilton. Après avoir connu moins de réussite en 2007 et 2008, vous retrouvez la 1ère place dans un contexte de crise
F.V. : Nous avons fait une belle saison 2008 avec Romain [Grosjean, champion GP2 Asie et 4e du GP2 Europe] et il s'est en fallu de peu pour que nous n'obtenions mieux, pour différentes raisons (casses moteur, pénalités). Romain n'avait pas non plus la sérénité de Nico. C'est sûr qu'il vaut mieux être leader en temps de crise qu'après, car les deux saisons qui s'annoncent vont être difficiles.
Enfin, c'est d'actualité : la FIA distribue des licences F1 2010 à des équipes plus ou moins bien structurées. Mais vous avez toujours refusé de rentrer dans ce jeu. Déjà, en 2007, lorsque la FIA avait une douzième entrée à offrir. Vous paraissez loin de tout ça, de ce qui pourrait ressembler à une aventure F1, sous une forme ou sous une autre
F.V. : Je le répète une nouvelle fois : je n'ai rien à dire là-dessus.
Commentaires 1 - 3 de 3
OM-Montpellier 4-2
Le titre cette année!
Niko HULKENBERG promet d'être un futur champion en f1 - j'ose le pari
On ne peut pas dire que l'auteur de cet article soit exigent avec l'orthographe. Sans vouloir jouer à l'intelligeant, je dirais que cette indigeance est affligente.
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