Bois-Guillaume a bien failli ne jamais affronter Vannes en seizièmes de la Coupe de France. Défait sur son terrain face au petit Poucet Châteaubriant, il s’était malgré tout qualifié sur tapis vert.
Dimanche 7 janvier. A la mi-temps du 32eme de finale de Coupe de France entre Bois-Guillaume et Châteaubriant, le capitaine bois-guillaumais Christophe Sorrentino dépose une réserve auprès des arbitres. Motif invoqué, la présence dans le onze de départ du défenseur Régis Joly, suspecté d’être sous le coup d’une suspension. Le match s’achève sur une victoire méritée des visiteurs (1-0). Malheureusement pour les Castelbriantais, leur effectif avait été épluché par l’entraîneur de Bois-Guillaume, Jacky Collinet, quelques jours avant la rencontre.
« Quand j’ai vu que Joly était sur la feuille, j’ai tout de suite compris. Il ne fallait surtout pas le dire avant le match car ils allaient l’enlever, compte tenu des enjeux », nous a confié le coach. Une attitude vivement condamnée par le club castelbriantais qui déplore le manque d’éthique et de fair-play de Collinet. Celui-ci ne regrette rien. « Cela fait 20 ans que je suis éducateur et j’ai appris qu’un match se gagne aussi en dehors du terrain. Ce n’est pas de ma faute s’ils n’ont pas vérifié leurs suspendus ! Je n’ai aucun scrupule. »
Suite au match, le journal Paris Normandie a même lancé un débat sur le thème : fair-play or not fair-play. Une remise en cause qui agace fortement Jacky Collinet. « On ne me parle que de ça. Sachez que j’ai reçu beaucoup de messages de soutien de dirigeants et entraîneurs, qui auraient fait pareil à ma place. » Miraculé, le club donnera tout face à Vannes pour accéder aux huitièmes de finale, niveau jamais atteint dans son histoire. Sauf que cette fois-ci, les joueurs bois-guillaumais devront gagner à la régulière.
Aurélien LEGER-MOEC
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