Les demi-finales retour du Final Four de Pro A ont lieu samedi. Auteur d'un incroyable retour avant de l'emporter à Cannes (3-2), Poitiers a fait un pas important vers la finale. Tout comme Paris, tombeur de Tourcoing (3-0) sur un score sec...un peu flatteur.
« Rien n'est joué. La série risque d'être longue ». Ces propos, en guise d'avertissement, n'ont pas été lâchés par un Cannois, mais par Olivier Lecat, l'entraîneur de Poitiers . À l'issue de la victoire de son équipe, mardi sur la Côte d'Azur (3-2), il se voulait satisfait du niveau de jeu de son équipe, mais très prudent : « On avait à coeur de montrer que l'on bosse beaucoup depuis le début de l'année. Mais (aller en finale) va être compliqué. Cannes est la meilleure équipe de la saison régulière, on ne s'en débarasse pas comme cela ». Les Azuréens, d'ailleurs, avaient battu par deux fois le Stade Poitevin. Mais ils n'en ont pas tiré d'ascendant mental. Cela pourrait par contre être le cas si, samedi, ils mettent rapidement à mal leur adversaire...sans commettre les mêmes erreurs que dans leur salle. « On a manqué de patience , analysait Laurent Tillie, l'entraîneur de Cannes . Au deuxième set, on se voyait déjà gagner 3-0 ». La solution ? « Il faut oublier cette défaite , poursuit-il. Depuis le début, il y a deux matches à gagner, que ce soit le premier et le deuxième, ou le deuxième et le match d'appui ». Qui se jouerait à Cannes.
Les premières confrontations, mardi, ont livré un paradoxe intéressant : Paris n'a pas, contrairement à Poitiers, gagné à l'extérieur. Mais le double tenant du titre semble déjà avoir un pied en finale. Alors que tout n'a pas vraiment été parfait face à Tourcoing , malgré l'ampleur du score (3-0). Si'ls ont confirmé que la salle Charpy avaient presque toujours des allures de forteresse infranchissable, les Parisiens ont dû bataillé dans les deux premiers sets pour revenir au score et l'emporter à l'arraché. L'expérience des Final 4, sans doute. Et aussi la nervosité malvenue des Tourquennois. Mauricio Paes, l'entraîneur de Paris, estime sur le site officiel du club que « tout reste à faire. Il faut gagner trois sets, Tourcoing six. Nous irons là-bas pour l'emporter, nous n'allons pas attendre de revenir ici (pour le match d'appui). Mais ça sera dur car ils joueront à sept avec leur public fabuleux. À nous de tenir pour que la pression soit sur eux et pas sur nous ».


