Central Europe Rally - Lavigne: "Pas dans l'esprit du Dakar"

Eurosport - sam, 19 avr 01:47:00 2008

Etienne Lavigne, directeur du Dakar et du nouveau Rallye d'Europe Centrale, explique que la nouvelle course n'a rien à voir avec sa grande soeur. Les spéciales seront beaucoup plus courtes et plus nerveuses.

Dakar 2007 Lavigne - 0

Qu'est ce que le rallye d'Europe centrale ?

Etienne Lavigne: "Le Dakar annulé, le traumatisme a été fort dans le monde du rallye-raid car tout le monde a été touché, les équipes, les organisateurs etc... Comme nous travaillions sur des projets d'autres compétitions plusieurs mois avant l'annulation du Dakar, nous avons voulu permettre à tous les acteurs du Dakar d'exister quand même cette année mais à travers une course différente, dans un concept plus ramassé, avec sept jours de course en Europe centrale, en leur offrant un plateau, une médiatisation et une organisation de qualité."

Peut-on alors parler d'un Dakar "de substitution" ?

E.L: "(Ferme) Non, car on n'est pas du tout dans l'esprit du Dakar. On est en Europe centrale, avec des spéciales courtes, c'est différent. Là, ça va être très disputé, il n'y aura pas beaucoup de temps pour faire la différence. Ce ne sera pas le Dakar, ce ne sera pas de l'endurance sur quinze jours, de l'usure avec des spéciales longues. Au contraire, ce sera ramassé et très tendu."

Pourquoi ce label "Dakar series", que le Rallye d'Europe centrale inaugure ?

E.L: "Les équipes font de gros investissements, ils veulent logiquement un retour en termes sportifs, médiatiques et financiers avec des compétitions qui soient à la hauteur de leur mise, ce qu'ils ne trouvent pas ailleurs. Dans le format idéal, il faudrait avoir deux à trois courses dans l'année dans ce format, des satellites du Dakar, qui puissent faire vivre ces équipes officielles toute l'année dans un calendrier bien organisé."

Où auront lieu les prochains ?

E.L: "On pourrait avoir un rallye d'Europe de l'ouest au Portugal, c'est une idée. On n'exclut pas non plus de s'associer à des gens qui existent déjà en leur labellisant leur épreuve "Dakar series", à condition qu'ils respectent un cahier des charges. ASO ne serait donc pas forcément propriétaire de tous ces "Dakar series" mais en serait le promoteur."

Le "traumatisme" de l'annulation du Dakar est-il toujours palpable ?

E.L: "Non, je ne crois pas. Et c'est en ça que ce rallye contribue à envoyer un signal positif aux acteurs de la discipline. L'économie du Dakar est immense, donc envoyer en moins de trois mois le double signal que le Dakar va continuer (il aura lieu en Argentine et au Chili en 2009, ndlr) et qu'on veut faire vivre la discipline, c'est un geste fort. Cette discipline va bien et va continuer à exister !"

A quoi peuvent s'attendre les concurrents sur le REC ?

E.L: "Il n'y a pas forcément besoin de dunes et de sable pour faire du tout terrain. La partie hongroise va rouler très vite et ce sera beaucoup plus lent sur la partie roumaine, qui sera sinueuse, forestière, avec encore quelques congères de neige, des pistes un peu cassantes et défoncées. Il n'y aura pas de navigation mais ce sera quand même du pilotage et de la tension. Je crois que les concurrents vont être agréablement surpris par ce qu'ils vont voir."

AFP