En grosse difficulté financière depuis plusieurs mois, le FC Valence vient de s'accorder avec un nouvel investisseur. Le club espagnol devrait ainsi éviter le dépôt de bilan.
S'apprêtant à recevoir le FC Séville lors de la prochaine journée de Liga, le FC Valence va mieux. Après une série de trois victoires consécutives, l'équipe d'Unai Emery est grimpée de la huitième à la quatrième place au championnat, dernier strapontin pour la Ligue des Champions. Mais au-delà de cette embellie sportive, les "Che" ont, aujourd'hui, un autre vrai motif de satisfaction : l'arrivée de Fomento Urbano de Castellon, grande firme hispanique de construction immobilière, dans le capital du club. Fernando Colomer, vice-président, le rêvait d'ailleurs à haute voix dans les colonnes de Marca, il y a peu : "Nous ne pouvons qu'approuver le fait qu'une augmentation de capital avec l'aide d'un crédit bancaire est la seule solution pour sauver le club de la faillite. Si cela est approuvé par l'administration, ce serait salutaire." Et c'est le nouveau directeur général, Javier Gomez, qui vient de sceller l'accord s'élevant à 50 millions d'euros. Une annonce qui sonne comme l'espoir tant attendu d'une sortie de crise pour le FC Valence qui semblait, il y a encore quelques semaines, relever de l'impossible.
En juillet dernier, les Valencians croulaient sous une dette estimée à 300 millions d'euros. Arrivé comme le sauveur à la présidence cet été, le second actionnaire du club, Vicente Soriano, n'a jamais réussi à convaincre de nouveaux investisseurs.
D'où une situation devenue rapidement catastrophique qui ne cessait, en plus, de se détériorer. Depuis plusieurs semaines, les joueurs ne recevaient même plus leur salaire. Dès la signature de l'accord, Javier Gomez a d'ailleurs voulu rassurer le groupe en affirmant que les fonds reçus serviraient en priorité à combler les retards concédés sur les payes. Une facture qui s'élève à près de 16 millions d'euros. Les autres grands bénéficiaires du gros chèque de Fomento Urbano de Castellon sont les entreprises qui construisaient le nouveau stade. Comptant des impayés s'élevant à 14 millions d'euros, les firmes de BTP avaient cessé le travail. Rasséréné, le FC Valence continue ainsi à négocier mais la reprise du chantier semble plutôt en bonne voie.
La crise financière n'est certainement pas terminée mais les "Che" peuvent à nouveau penser à l'avenir qui mène directement au prochain mercato. Si les joueurs affirment, chaque jour, leur attachement au club, Valence devrait cependant avoir bien du mal à refuser les offres alléchantes des cadors continentaux pour ses deux David, Villa et Silva.
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Commentaires 1 - 5 de 5
En ESPAGNE, un " petit stade" de 55000 places n'est pas suffisant. Alors VALENCE en construit un sur le modèle du STADE DE FRANCE mais l'avenir nous dira s'ils n'ont pas été trop gourmands en ces temps de crise.
D'accord miguel1112792002. Mais en France, un club qui a 300 millions d'euros de dettes ne serait pas resté en ligue1...
Cela dit j'espère que Valence pourra s'en sortir.
Les stades de football appartiennent o club en espagne... donc ça implique des investissements monstrueux si on veut faire un bo stade... En france combien d'équipe possedent leurs propres stades ?
L'investisseur miracle est un roi du BTP espagnol ? décidémment, Valence est plus que jamais proche de la banqueroute car les chèques risquent d'être en bois ... évidemment, encore un article des dessous du sport...
J'espère que ce club réussira à s'en sortir financièrement. Ça serait une grande perte pour la Liga et tout les amateurs de ballon rond.
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