Elie Baup, après avoir assuré le maintien de Toulouse, s'est décrit comme lessivé, à l'issue de cinq mois « d'une douleur assez indescriptible » passés dans le bas du tableau de la Ligue 1. Se maintenir avec Toulouse, c'est « aussi fort que finir troisième la saison passée », et « en tant qu'expérience humaine et sportive, aussi fort qu'être champion de France , a-t-il insisté dans la foulée. C'est quelque part un sacré exploit. »
« On voulait se couper des autres stades, mais c'était impossible , a poursuivi l'entraîneur dont la casquette était très sollicitée par les jeunes supporters après la victoire contre Valenciennes (2-1). Je viens de vivre les cinq mois les plus pénibles, durs, de ma carrière. Je n'ai pas eu une seconde de répit. Un match était terminé, et il fallait préparer le suivant avec toujours le couteau sous la gorge. On a beaucoup souffert à l'intérieur du groupe. La chance que nous avons eue dans cette situation, c'est que personne n'a pensé à sa gueule .»
C'est la raison pour laquelle, dit Baup, il ignore ce que sera son avenir à Toulouse, lui qui demeure sous contrat mais a souffert du manque d'ambition de ses dirigeants, et d'une marge de manoeuvre rognée sur le marché des transferts. « Laissez moi souffler. Depuis janvier, on laisse beaucoup d'influx nerveux. Je reste sous la tension de tous ces matches. On a craint le pire quand le PSG menait 1-0 chez nous (1-1 score final), on a craint le pire à Rennes. Cela fait des mois qu'on craint le pire. Je ne peux pas m'en extraire en quelques secondes .» Baup dirigera un décrassage dimanche matin, sans Johan Elmander, qui bénéficie de quarante-huit heures de répit avant de rejoindre le stage de la Suède. Puis viendront les vacances, sans doute agitées. - Cé. Ro. (à Toulouse)


