Eurosport - sam, 18 juil 21:56:00 2009
Jour de gloire pour Katusha. La formation russe, pour sa première participation au Tour de France, a obtenu à Besançon son premier succès grâce à Sergueï Ivanov. Le Russe, solide et malin, a distancé ses compagnons d'échappée dans le final. George Hincapie rate le maillot jaune pour 5 secondes !
Il faut toujours se méfier de Serguei Ivanov. Quand il se trouve à l'avant d'une course, le vétéran russe est toujours très dangereux. Pas du genre à laisser passer une opportunité. Ses 11 compagnons d'échappée l'ont appris à leurs dépens samedi à Besançon. Ivanov est sorti en solitaire à 11 kilomètres de l'arrivée. Personne ne l'a jamais revu. Huit ans après sa victoire à Aix-les-Bains, en 2001, il signe son deuxième succès sur les routes de la Grande Boucle. Pour son équipe, Katusha, c'est en revanche une grande première. La formation russe, qui débute dans les pelotons cette année, n'aura donc pas tardé à trouver le chemin des podiums.
Sacrée saison en tout cas pour Serguei Ivanov, 34 ans, qui avait remporté au printemps la plus belle victoire de sa carrière en dominant l'Amstel Gold Race. Il a également été sacré champion de Russie. Quand il sort de cette manière, il faut réagir tout de suite. En se regardant ne serait-ce que 10 secondes, ses compagnons de route se sont condamnés. Hayden Roulston (Cervelo) et Albert Timmer (Skil-Shimano) ont essayé de le rejoindre. Trop tard, malheureusement. Ivanov savait qu'il lui fallait attaquer pour l'emporter, compte tenu de la présence dans l'échappée de deux sprinters, Daniele Bennati (Liquigas) et Gerald Ciolek (Milram). Mais le Russe connait la chanson.
AG2R: Lavenu dit non, les coureurs disent oui
L'échappée s'était formée dès le 14e kilomètre mais a dû batailler sur une quarantaine de kilomètres avant que le peloton laisse enfin partir le groupe pour de bon. Outre Ivanov, Rouslton, Timmer, Bennati et Ciolek, on trouvait là Martin Maaskant, Christophe Le Mével, Sébastien Minard, Nicolas Roche, Daniele Righi, Frederik Willems (équipier de Bennati), Jens Voigt et surtout George Hincapie. La présence de l'Américain a certainement permis à ce groupe d'aller au bout. Le New Yorkais était en effet le mieux placé au classement général. Dès lors, l'équipe Columbia HTC n'avait pas de raison de rouler pour son sprinter Mark Cavendish, la formation américaine ayant tout intérêt à laisser l'échappée prendre le large.
Les fuyards, qui ont perdu au passage Jens Voigt sur crevaison, ont porté leur avance jusqu'à plus de huit minutes et demie (Km 137) avant que l'écart soit stabilisé par les coéquipiers d'Alberto Contador et de Lance Armstrong. Longtemps maillot jaune virtuel, l'Américain George Hincapie, qui comptait 5'25" de retard sur l'Italien Rinaldo Nocentini au départ de Colmar, a vu l'écart diminuer à cause de la poursuite menée par les coéquipiers de Nocentini dans les 50 derniers kilomètres, puis de l'accélération finale. Pourtant, sur l'antenne d'Eurosport, Vincent Lavenu, manager de l'équipe AG2R, avait confié pendant l'étape que ses hommes ne rouleraient pas et qu'ils s'apprêtaient donc à lâcher le maillot jaune conquis voilà huit jours. Mais les coureurs ont décidé eux-mêmes de lancer la poursuite pour sauver le maillot de Nocentini.
De la fête au drame
Le final s'est dès lors résumé à une lutte à distance pour le maillot jaune. Hincapie y a cru jusqu'au bout. Mais l'ancien lieutenant d'Armstrong chez US Postal et Discovery Channel a peut-être eu le tort de ne pas se livrer davantage dans les 10 derniers kilomètres. Il a joué avec le feu. L'affaire s'est jouée à une poignée de secondes. Cinq, exactement. Hincapie a finalement raté le maillot jaune. La chance de sa vie, car à 36 ans, il n'est pas sûr qu'il retrouve une telle opportunité. Sa mine à l'arrivée en disait long sur l'ampleur de sa déception. Nocentini, leader de la course depuis l'étape d'Arcalis, aura donc conservé huit jours la tunique dorée. Il devrait vraisemblablement passer la main dimanche à Verbier. Mais il en aura bien profité. Deuxième coureur le mieux placé au général dans l'échappée derrière Hincapie, Christophe Le Mével effectue un joli bond au classement. Le voilà au 5e rang. Une belle affaire, sans les regrets éternels d'Hincapie. Columbia a donc failli rafler le gros lot, mais la journée de l'équipe de Bob Stapleton s'est mal terminée, d'autant que Mark Cavendish, déclassé dans le sprint du peloton, laisser s'envoler Thor Hushovd pour le maillot vert.
Reste que la joie des uns et la déception des autres ne pèse pas bien lourd au regard du drame qui s'est déroulé samedi sur la route. Une femme de 61 ans a trouvé la mort en traversant devant un motard de la Garde Républicaine dans la localité de Wittelsheim. Le précédent accident mortel sur le Tour datait de 2002 quand un garçonnet avait été fauché par un véhicule de la caravane publicitaire en traversant la route dans les Landes. Le Tour, théâtre de la plus grande fête populaire que le sport puisse concevoir, demeure aussi potentiellement dangereux avec ses centaines de véhicules en circulation. Le drame de samedi est malheureusement venu le rappeler.
Commentaires 1 - 16 de 16
Sur le papier les étapes sont magnifiques et dures.
Après, et c'est une observation réccurentes, les vainqueurs du tour potentiels sont paralysés par les enjeux et ne tentent pas de coup audacieux.
Mais que faire contre une équipe Astana qui comportent 4 coureurs qui peuvent jouer le podium (même s'ils ne sont plus que 3) ?
De la à dire que le Tour est %@!%$&, c'est un peu exagéré.
franchement je suis un fan de cyclisme mais ce tour de france ci laisse a desirer vraiment pas de suspence c est une promenade de sante et rien de plus mais quand je pense au tour d italie et ce qu il nous a procurer comme regal je dis vive le tour d itale car c est cent foi mieux
On dit souvent que quel que soit le parcours, ce sont les coureurs qui font la course, et que même avec un parcours très difficile, si les coureurs ne veulent pas attaquer, alors il ne se passera rien. Certes, mais il y a quand même des parcours plus propices que d'autres aux attaques et aux offensives.
Or jusqu'à présent, comme étapes dites de montagne, nous avons eu une première étape pyrénéenne se résumant à une montée finale moyennement difficile, et les deux étapes suivantes avec une arrivée à plus de 50 km du dernier col. Quant aux Vosges, ça fait bien longtemps qu'elles ne sont plus décisives, surtout qu'hier, l'arrivée était également assez loin du dernier col.
Les organisateurs ont voulu concentrer les difficultés sur la dernière semaine, et peut-être même faire en sorte que l'étape du Ventoux soit décisive. De ce point de vue, c'est réussi, puisqu'à une semaine de la fin, les dix premiers du général se tiennent en moins de 2 minutes. Des écarts aussi faibles à une semaine de la fin, c'est probablement du jamais vu. Mais en attendant, on se fait royalement ch...
Par ailleurs, j'ai regardé le parcours des prochaines étapes alpestres, et ces étapes ne me semblent pas non plus si difficiles. Demain, l'étape se résumera à une montée finale, un peu comme à Arcalis, mais une montée de moins de 10 km, et assez roulante. Peut-être y aura-t-il quelques attaques, mais pas de gros écarts.
Mardi, l'étape de Bourg-Saint-Maurice comporte deux gros cols durs, mais avec une arrivée 30 km après le dernier col. 30 km en descente, certes, pas en plaine comme dans l'étape de Tarbes, mais 30 km quand même. Ca fait beaucoup, et c'est peut-être de nature à dissuader certains d'attaquer.
Quant à l'étape du Grand-Bornand, elle comporte plusieurs cols, mais aucun col très difficile, et pas d'arrivée au sommet.
Peut-être certains leaders flancheront dans ces trois étapes, mais on peut penser que ça se jouera uniquement dans le chrono et au Ventoux.
A Daniel S, je ne sais pas si on lit la même chose, mais il me semble que ce sont surtout les organisateurs qui sont à juste titre attaqués.
Hello jeunerider, t'as tout compris! C'est exactement ça!
Le commentaire de clevewandji est lui aussi excellent, bref mais il vise juste.
Au lieu de se préoccuper des oreillettes, il vaudrait mieux se préoccuper du parcours.
Vive le tour d'Italie. Là, ça bouge, ça bataille, avec du suspense, du premier au dernier jour. Ici, il n'y a que le suspense engendré par l'immobilisme. Quand est-ce que ça va bouger? C'est l'unique question.
Et pour parler pronostic, cela fait les affaires de L.A. S'il arrive plus ou moins comme ça à Annecy, il fera la différence par rapport à Contador et résistera ensuite dans le Ventoux.
Juste une question. Est ce que les critiques que je viens de lire ont ete faites par des gens qui ont déja fait du
vélo . Je ne crois pas sinon ils parlerai différement , et auraient un peut plus de respect envers ces cyclistes.
Ce sont des étapes accésibles pour des français ça.
C'est vraiment dommage. j'ai l'impression que cette année encore, on va en rester à 3 victoires françaises.
post 4
Tu as raison mec !!! Le organisateurs CROIVENT !!!! mdr
ça fait 20 ans que c'est comme ça les gars. fini les mercks, ocana, thevenet, van impe, hinault.
maintenant c'est que des sucelaroue qui attendent les 2 derniers kilomètres des courses de côte pour grapiller un poignée de secondes.
un tour de france médiocre : tracé responsable... et pourtant des milliers de personnes au bord de la route et des millions devant la tv.. allez y les moutons, continuons comme cela... le tour de france ne changera rien puisque économiquement c'est une poule aux oeufs d'or. La loi économique fait le sport désormais, aux spectateurs de faire grêve et vs verrez les effets...
à quand un vrai tour de france ? pour moi le tour c'est censé être la plus dure course du monde, mais c'est tres loin d'être le cas. on est en train de se rapprocher de la difficulté de la vuelta voir pire. quand on voit le giro de cette année (et encore la difficulté a beaucoup baissé), le tour à côté c'est du plat et du court. si les coureurs se disent fatigués, il n'ont pas qu'à rouler aussi vite (ex: 40 à l'heure au pied de l'alpe en 2003). franchement ou sont les etapes longues? la super 224 c'est le max c'est ridicule. on a toute les étapes autour de 4h, à peine une de plus de 6h. il n'y a que 2 étape digne un peu de la légende du tour, celle du grand bornand ( qui reste tres courte), et celle de bourd saint maurice (à la quelle il manque un 3eme col long). à quand le retour de l'etape allos-vars-izoard de 250km. ona que 2 étapes de plus de 200km c'est pitoyable. Pourtant les villes sont pas mal (monaco- andorre arcalis, lac d'annecy, mont ventoux..)
ONT SAIT TRES BIEN QUE SAIT DANS LA DERNIERE SEMAINE QUE TOUT VA SE JOUER ARMSTRONG EST LE PATRON.......
un tour de france mediocre,dut à un tracè tres mediocre, organisè par des organisateurs tres tres nul qui croivent tjr que le tour doit se courir comme en 1950.il est temps que l'organisation laisse la place à des gens de notre epoque
je suis decu par le tour de cette année il n' y a aucun suspens je finis par regarder le journal télévisé pour connaitre le classement .c'est moche pour le deces qui a eu lieu
Un tour plus que médiocre controlé de la première a la dernière minute ou il n'y a plus de place à l'initiative, bref on regarde les courreurs tranquilement se promener et traverser un à un les villages de France, c'est vraiment pas terrible...
Un Tour à l'immage de ses organisateurs c'est à dire médiocre.
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