PÉKIN (AFP) - Le Chinois Chen Yibing a remporté la médaille d'or en finale des anneaux devant son compatriote Yang Wei et l'Ukrainien Oleksandr Vorobiov, lundi, en gymnastique artistique aux jeux Olympiques de Pékin, le Français Danny Pinheiro Rodrigues terminant à la 5e place.
La Chinoise He Kexin a quant à elle remporté la médaille d'or des barres asymétriques devant l'Américaine Nastia Liukin et sa compatriote Yang Yilin.
A égalité de points avec Liukin (16,725), y compris sur la note technique (7,7), He a bénéficié du fait que deux juges l'ont notée à 9,1 contre un seul pour l'Américaine.
He, qui succède à la Française Emilie Lepennec, championne olympique à Athènes (2004), a rapporté une 7e médaille d'or à la Chine en gymnastique artistique.
Auparavant, Chen, champion du monde en titre et champion olympique par équipe, avait apporté à son pays sa 6e médaille d'or de gymnastique artistique avec une exécution impeccable (16,600).
Yang, déjà champion olympique par équipe et au concours général individuel, a ajouté une médaille d'argent à sa collection avec un mouvement technique très élevé (7,5) et une petite faute à la réception (16,425).
Vorobiov a également commis une petite faute à la réception, mais il devance l'Italien Andrea Coppolino d'un dixième de point (16,325).
Le Français Rodrigues, qui a la plus haute note technique (7,5) avec Yang, grâce à un mouvement qu'il a inventé, a fait un grand pas de trop en avant à la réception (16,225).
"Je suis déçu, mais ce n'est pas une surprise, je pile très rarement à la réception, a-t-il avoué. C'est quand même une belle 5e place (à égalité de points avec Coppolino, qui bénéficie d'une meilleure notre d'exécution de son mouvement), mais à un dixième près, j'avais une médaille. Il faut que mon mouvement soit plus stable. Je suis encore jeune et j'ai quatre ans pour le peaufiner afin d'avoir une médaille aux Jeux de Londres".
L'Italien Matteo Morandi et le Roumain Robert Stanescu ont pris les 6e et 7e place.
Le Bulgare Iordan Iovtchev, 35 ans, le plus vieux des gymnastes présents à Pékin, médaille d'argent à Athènes (2004) et de bronze à Sydney (2000) à cet appareil, termine à la dernière place des finalistes. "J'ai fait une faute", a-t-il reconnu en indiquant qu'il n'avait pas encore pris de décision concernant la fin de sa carrière.
Benoît Caranobe, après sa médaille de bronze du concours général, une première dans l'histoire de la gymnastique moderne française, et son ami Thomas Bouhail sont quant à eux "médaillables" au saut de cheval qui termine les épreuves de gymnastique de la journée.
Bouhail s'était classé en 2e position aux qualifications à cet appareil à égalité de points (16,625) avec le Roumain Marian Dragulescu. Le gymnaste originaire de Montfermeil avait ensuite obtenu un 15,85 au concours général.
Caranobe, 7e à cet appareil en qualification (16,5), y avait obtenu la meilleure note (16,6) au concours général, ce qui l'avait propulsé sur le podium.
"Ce sont deux bonnes chances de médaille, reconnaît l'entraîneur national de la FFG, Marc Touchais. Ils ont tous deux des sauts très très hauts avec une note technique de base à 7. Seul Dragulescu à un 2e saut avec une note supérieure (7,2). De plus il y a une saine émulation entre eux. Ce sont des amis. Mais les huit finalistes peuvent gagner, notamment le champion du monde polonais, Leszek Blanik. Tout est possible, y compris un doublé français".
La finale du saut se juge à la moyenne de deux sauts et un bon saut peut être suivi d'un mauvais, ou inversement, ce qui rend parfois les résultats aléatoires.



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