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Coupe Davis: la France sur du velours face aux Pays-Bas pour sauver sa tête

ven, 18 sept 08:06:17 2009

MAASTRICHT, Pays-Bas (AFP) - Tombée de haut face à la République tchèque au premier tour, l'équipe de France va jouer sa survie dans le groupe mondial de la Coupe Davis en barrage face aux Pays-Bas à Maastricht à partir de vendredi, une rencontre a priori totalement déséquilibrée.

Sur le papier, le match face aux Néerlandais semble en effet joué d'avance. La France, avec deux joueurs du top 15, Tsonga (7e) et Monfils (13e), apparaît inabordable pour les Pays-Bas dont les deux joueurs de simple pointent aux 122e et 293e places du classement ATP, après le forfait de Raemon Sluiter. Une telle amplitude n'a que très rarement été mise à mal en tennis.

Le déséquilibre est tellement flagrant que le capitaine Guy Forget s'est échiné à faire passer un message d'humilité à ses joueurs.

"N'importe quel joueur peut être dangereux", a-t-il expliqué, ou encore: "en tennis, les surprises existent". Mais même avec ces messages de prudence, personne ne voit comment la France pourrait perdre et, surtout, personne ne le comprendrait. D'où l'ordre intimé par Forget à ses joueurs: "défaite interdite!"

En l'absence de Gilles Simon, blessé, le capitaine de l'équipe de France a fait appel à Gaël Monfils, qui, curieusement, n'avait encore jamais été sélectionné, pour épauler Jo-Wilfried Tsonga.

Si le premier a légèrement déçu en s'inclinant face au Chilien Fernando Gonzalez en huitièmes de finale de l'US Open, le second a perdu sans regrets face à l'Espagnol Rafael Nadal au même stade du tournoi. Mais ni l'un ni l'autre n'a vraiment de quoi s'inquiéter.

En double, le capitaine devrait aligner "Jo" Tsonga au côté de l'expérimenté Mickaël Llodra, une paire inédite qui avait été priée par Forget d'aller se tester sur le circuit en vue de préparer cette rencontre.

"On est clairement favoris", a assumé Tsonga, "mais il reste à le démontrer sur le terrain".

Les Néerlandais, qui n'ont rien à perdre, ont choisi comme surface la terre battue, "particulièrement lente" de l'avis des joueurs français, pour tenter de piéger les Français, après un été passé à jouer sur des surfaces rapides.

Il en faudrait certainement plus pour cela. D'autant qu'avec Monfils, qui a atteint les quarts de finale de Roland-Garros ces deux dernières années, la terre battue n'est pas forcément la surface la moins prisée des Bleus.

Le scénario idéal et tout à fait envisageable consiste, pour l'équipe de France, à en terminer dès samedi après le double pour commencer à penser à la saison prochaine.

Les Néerlandais n'ont pas vraiment l'étoffe d'un adversaire compliqué, et éviter toute prolongation semble de l'ordre du contrat tacite passé entre les joueurs et leur capitaine.

Cette équipe de France, décrite avant le premier tour face aux Tchèques comme la plus forte depuis les années 1930 et ces fameux "Mousquetaires", n'avait certainement pas prévu de lutter pour sauvegarder sa place dans l'élite mondiale, qu'elle n'a plus quittée depuis 1997.

Mais elle se trouve contrainte de le faire, qui plus est sans bavure, pour pouvoir évoquer de nouveau une ambition toute légitime. Elle n'a donc pas le droit à l'erreur à Maastricht.

 

Commentaires 1 - 1 de 1

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  1. allez les bleus! Joe et Gael ! Vous allez gagner !

    De pascaline, le ven 18 sept 9h 32
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