Rentré en Espagne où il se sent bien, Luis Fernandez revit. Au lendemain de l’exploit face au Real, le Français fait le point sur ses premières semaines au Betis. Mais il n’oublie pas la France.
Luis Fernandez, vous avez obtenu jeudi soir votre premier exploit avec le Betis. De quoi vous satisfaire quelques semaines seulement après votre arrivée…
Oui, ça fait plaisir. Mais le fait est que la Coupe n’est pas l’objectif n°1. L’objectif n°1 c’est le Championnat. Mais cette qualification peut nous aider. Elle peut nous donner plus de force et elle prépare mieux le groupe psychologiquement pour aborder les trois matchs qui arrivent en Championnat.
Comment accueillez-vous cette qualification ? Comme une première récompense à votre travail depuis que vous avez repris l’équipe en mains ?
Les garçons ont su faire front et jouer un match où nous avions fait 0-0 à l’aller. Nous leur avions déjà posé pas mal de problèmes à Séville. Ce sont des garçons qui ne jouent pas beaucoup mais qui ont envie de montrer qu’ils peuvent entrer dans ce groupe. Maintenant, il fallait éliminer le Real car c’était quand même en face l’équipe qu’ils avaient aligné depuis deux, trois matchs. Nous avons fait un grand exploit jeudi soir.
Hormis cette claque à Osasuna (5-1), on peut dire que votre bilan depuis votre arrivée est très encourageant non ?
Oui, moi je suis content. Des claques, on peut toujours en prendre. Après, la question est de savoir comme les prendre et comment réagir ensuite. Là, nous avons bien réagi par rapport à cette claque. Le Championnat est une compétition assez compétitive (sic) et je me dis que nous n’avons pas eu un mois de trêve. Nous avons eu cinq, six jours pour préparer l’équipe. Nous l’avons fait pour le mieux. Nous ne sommes encore qu’à cinquante pour cent, mais ça avance, ça progresse.
Qu’est-ce qui vous laisse le plus d’espoirs aujourd’hui pour l’avenir ?
Une fois que j’aurai les deux, trois renforts auxquels nous pouvons éventuellement nous attendre, nous serons mieux.
« Le Betis me tient à coeur »
Les supporters se réjouissent du nouvel élan que vous avez su donner au Betis. Etait-ce bien là votre volonté ?
J’aime bien le Betis car c’est un club qui me tient à cœur. Je travaille avec les joueurs et j’essaie de leur communiquer ma passion, mon envie et ce que je souhaite voir sur le terrain. Aussi bien en défense qu’en attaque. C’est un collectif et nous arrivons à bien le faire. Si les résultats sont là, les supporters, les gens, tout le monde sera encore plus content. Ça fait plaisir, c’est ça que l’on essaie de transmettre aux gens.
Vivez-vous une aventure plus forte que lorsque vous étiez arrivé à Bilbao ?
Ce n’est pas pareil, ce n’est pas la même chose. Là-bas, j’avais commencé un projet de quatre ans, ici, je n’ai commencé qu’au mois de décembre, mais ce n’est pas encore terminé. J’aime bien l’Espagne, c’est vrai.
En France, et le sondage mis en place par Football365 en atteste, les gens réclament votre retour. Quand va-t-on vous revoir sur un banc en L1 ?
J’espère que je reviendrai tôt ou tard, car la France est aussi un pays qui compte beaucoup pour moi. Mais pour l’instant, ce n’est pas d’actualité et il n’y a peut-être pas non plus du côté de la France les intentions et la volonté de me faire revenir. C’est pour ça qu’il vaut mieux que je reste dans un pays où le Championnat est en plus une compétition assez relevée. Je ne dis pas que je ne reviendrai pas, je reviendrai. Mais pour le moment, je retrouve la joie et le plaisir d’être sur un banc. Et j’en suis très content.
Aurélien CANOT
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