ROME (AFP) - L'AS Rome, même menée au score et dominée, est finalement parvenue à s'imposer 2 à 1 face au Real Madrid mardi au stade Olympique en 8e de finale aller de la Ligue des Champions, s'offrant un léger avantage avant le retour à Santiago-Bernabeu dans deux semaines.
L'équipe romaine n'a certainement pas livré la plus grande rencontre de son histoire européenne, mais sa persévérance a payé face à un champion d'Espagne qui, après avoir rapidement ouvert le score, a semblé un peu trop sûr de lui, ne mettant pas à profit son emprise sur le jeu.
Néanmoins, la situation n'est en rien compromise pour les Merengue, d'autant qu'ils pourront s'appuyer chez eux sur leur but marqué au stade Olympique.
Entre deux formations naturellement joueuses mais qui ne sont actuellement pas au meilleur de leur forme - toutes les deux demeuraient sur deux défaites lors des trois dernières journées de leur championnat -, le début de match était nettement à l'avantage des Madrilènes, avec l'ouverture du score dès leur première occasion.
Ainsi Robben, échappé côté gauche, adressait un centre en retrait pour Guti: le tir du milieu était intelligemment dévié par Raul, prenant ainsi le gardien à contre pied (8, 0-1).
Un début cruel pour la Roma. Mais, celle-ci, allait toutefois parvenir à se remettre dans le sens de la marche: à la suite d'une centre de Mancini côté gauche détourné par Gago, Pizarro héritait de la balle dans l'axe, frappait et prenait Casillas à contrepied, son tir étant dévié par le même Gago (24, 1-1).
En début de deuxième période, le Real prenait à nouveau le contrôle des opérations et faisait souffrir la Roma. Mais c'est à ce moment que cette dernière allait parvenir à prendre un avantage décisif.
Suite à une erreur de Heinze à une trentaine de mètres de ses buts, le capitaine Totti, qui avait été très discret jusque-là, offrait une splendide passe en profondeur à Mancini. Le Brésilien, légèrement désaxé côté droit adressait une frappe croisée qui trompait Casillas (58, 2-1).
Mené au score, le Real allait alors tout faire pour tenter d'égaliser. Mais, la défense romaine, même handicapée par la sortie sur blessure du Brésilien Juan, tenait bon le choc, bien secondée, aussi, par un poteau pour détourner un tir de van Nistelrooy (80).

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