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Coupe de France: Carquefou fusille Marseille et s'offre un quart historique

mer 19 mar, 23h34


NANTES (AFP) - Carquefou (CFA2), déjà vainqueur de Nancy au tour précédent, a fait encore mieux mercredi à Nantes en punissant à la régulière (1-0) une équipe de Marseille rayonnante en L1, un exploit retentissant et historique qui lui vaut d'atteindre les quarts de finale de la Coupe de France.

Paris avait eu son Clermont en 1997, mais cet échec sismique des Olympiens contre la modeste équipe de 5e division, un niveau de moins que les Auvergnats à l'époque, fera date dans l'histoire de l'OM, déjà éliminé en 1980 par Saint-Tropez, alors en DH.

Pourtant, il n'y a rien à redire et l'OM, que certains présentent comme la meilleure équipe française depuis janvier, est tombée logiquement contre un adversaire solidaire qui a parfaitement su faire déjouer la formation d'Eric Gerets dans une Beaujoire en feu digne des plus belles heures du FC Nantes.

Avec la plupart de ses cadres au repos ou blessés, le double finaliste a étalé des lacunes qu'on ne lui connaissait plus.

D'abord en défense, où le quatuor (Bonnart-Zubar-Faty-Krupoviesa) a fait preuve d'une étonnante fébrilité à ce niveau.

Cela a logiquement permis à Ndoye, déjà héros contre Nancy, de tromper Carrasso, malheureux pour son retour dans le but après sa blessure le 19 août (1-0, 7e).

Ensuite en attaque puisque, après 45 minutes inoffensives à l'exception d'un coup franc de Zenden sur le poteau de Joinel, Marseille, malgré une possession de balle outrageuse, s'est montré incapable de concrétiser la moindre occasion. Cissé, si réaliste ces derniers temps, est même retombé dans ses travers, multipliant les ratés improbables (39, 51), avant de "contaminer" Grandin (67).

A l'heure du bilan, Gerets, dont le schéma initial en 4-3-1-2 n'a pas permis de faire la différence, ne devra pas éluder ses responsabilités, lui qui avait procédé à six changements par rapport au match à Lens, se privant de Cana, Valbuena, Cheyrou, Taiwo et Mandanda.

Avec ensuite Akalé et Grandin dans les couloirs les Olympiens ont bien repris le contrôle des opérations, mais ils sont alors tombés sur un gardien en état de grâce qui a mis en échec toutes les tentatives adverses.

Pire, avec un peu plus de vivacité, le poison Ndoye aurait même pu inscrire un 2e but identique au premier (66).

Venu en spectateur pour observer la partition composé par son poulain Denis Renaud, l'ancien pape des Canaris Reynald Denoueix a dû bien apprécier le spectacle.