Dominique Méliand (directeur du Suzuki ERT, ici à gauche sur le podium, photo Reuters ) : «Il faut féliciter les pilotes. Je suis super heureux de ce résultat qui a été très difficile à décrocher dans des conditions dantesques. Cela ressemble un peu au résultat de 2007 mais cette fois-ci, les conditions étaient beaucoup plus compliquées. Je pense aussi à mes adversaires car c'est dur de ne pas pouvoir aller au bout. Nous aussi on a eu des chutes mais l'équipe technique a tout fait pour remettre la moto debout. J'ai toujours aussi mauvais caractère dans les stands mais j'ai aussi la larme qui perle quand le résultat est là. Cette moto a un régime surnaturel et elle arrive au bout avec la même puissance. Une course, il faut savoir la gagner, mais aussi la perdre même si c'est difficile à avaler».
William Costes (Vainqueur sur la Suzuki n°2) : «Il ne me reste plus beaucoup d'années pour arriver à cinq victoires. Il va falloir que je me dépêche. La météo était capricieuse mais le public est venu. Je lui donne rendez-vous pour l'année prochaine. L'expérience a joué. Mazuecos est tombé dans la Dunlop alors que moi, j'ai changé de pneus pile-poil dans le bon tour et j'ai réussi à prendre 30 ou 40 secondes d'avance. Il n'y a pas de course facile mais c'est vrai que c'est différent d'avoir une Suzuki devant plutôt qu'une autre marque. On avait pour consigne de garder le contact avec la N.1 et de ne pas essayer de les attaquer à outrance».
Barry Veneman (Vainqueur sur la Suzuki n°2) : «J'avais beaucoup à apprendre en endurance, qui est un sport d'équipe, avec un plan, une stratégie. C'était totalement différent de ce que je connais en Supersport. Pour être franc, je me suis beaucoup entraîné et j'étais dans la meilleure équipe. Ca m'a bien plu et j'espère revenir».
Matthieu Lagrive (2e sur la Suzuki n°1) : «On a toujours été vite. Mais il y a un petit lapin qui traverse, des concurrents qui chutent... Ce sont les aléas de la course».
Vincent Philippe (2e sur la Suzuki n°1) : «Le début de course était un peu chaud. Je ne le sentais pas trop et j'ai failli me faire piéger aussi sauf que j'ai tiré tout droit. Pour la N.1, la 2e place ne nous satisfait pas. On en a déjà eu plusieurs et on est un peu lassé...»
Christophe Billot (directeur de la Yamaha n°99, 3e): «Aujourd'hui, on s'est fait remarquer. Sur une telle course, on ne peut le faire qu'en montant sur le podium. On était venu pour ça et j'espère que nos partenaires vont nous aider à nous consolider. Quand on s'est retrouvé 2e devant la N.1 pendant six heures, c'était de la science-fiction. Sans cette petite chute qui nous fait perdre cinq tours, on aurait pu essayer de plus contenir cette Suzuki. On a eu zéro problème et le GMT nous a fourni du très bon matériel. On était trois privées à sortir de nulle part pour accéder au podium alors que le résultat était acquis devant et ça a mis un peu de piment à la course. On se retrouve la seule Yamaha dans les dix premiers et c'est une bonne chose pour nous».
Damien Saulnier (directeur de la n°72, 5e au général, 1re en Superstock) : «On a fait un peu le yo-yo. On se retrouve aux avant-postes rapidement. C'est sympa mais on a alors un problème d'embrayage qui nous fait perdre six minutes cinquante secondes. On est redescendu jusqu'à la 50e place, je crois, et on s'est dit alors qu'il fallait aller au charbon. Même si la mission est accomplie, c'est dommage de passer à côté du podium». (AFP)

