Franchement, il y eu plus de matière à s'enthousiasmer que lors de tout l'Euro réuni. Habituellement, les matches amicaux de la mi-août n'ont pas grande envergure, parfois pénibles comme des exercices d'entraînement ouverts au public. A Göteberg, la Suède et la France ont livré un match de foot plaisant, ouvert, inscrivant cinq buts et offrant au moins autant d'occasions très franches à ceux qui venaient prendre des nouvelles. Elles étaient engagés dans des opérations rénovation d'ampleur comparable et cela s'est traduit par un engagement sans calcul et de vraies séquences d'attaques spontanées. A ce jeu, les Bleus ont gagné (3-2) grâce à un doublé de Govou (61, 77e) et une égalisation de Benzema (18e) consécutive à l'ouverture de Larsson (5e). Il y aurait beaucoup à dire sur le spectacle proposé, à faire parfois se lever du fauteuil. Le premier but suédois inscrit sur une bicyclette scotchant Mandada sur ses appuis. L'ouverture de Toulalan pour Sagna, lancé, dont le centre était coupé par Benzema façon Trezeguet en finale de l'Euro 2000 (mais de l'autre côté), ou encore, bien sûr, l'enchaînement contrôle orienté dans les airs et talonnade en suspension d'Henry pour le troisième but de Govou...
Un 4-4-2 pour l'Autriche
Cela animera les prochaines réunions de la FFF, engagée dans une opération de communication d'envergure qui ne sera rien - et elle le sait - sans résultat. Or, même si l'image était belle, même si les attitudes sont apparues tellement plus généreuses qu'à l'Euro, le chantier en cours sur la pelouse de l'Ullevi concernait bien les qualifications pour la Coupe du monde 2010, qui débuteront le 6 septembre en Autriche. Une certitude : l'équipe alignée par Raymond Domenech à Vienne sera la même que mercredi, sauf blessures. C'est-à-dire un 4-4-2 avec Gallas - Mexès dans l'axe, Toulalan et L. Diarra au milieu, Sagna et Govou côté droit, Evra et Malouda à gauche, Benzema et Henry en pointe. Le sélectionneur a tout ignoré des traditionnels défilés de remplaçants du mois d'août. Alou Diarra a fait son entrée à la 70e minute à la place de Malouda pour ''tenir le résultat'' - il ne le fit qu'à moitié en provoquant un penalty transformé par Källström (84e) - et Yoann Gourcuff a reçu une première sélection longue comme vingt secondes sans ballon.
«Je préfère gagner 3-2 qu'1-0»
A Vienne, dans ce stade que les Bleus n'ont pas vu durant l'Euro, il y aura Mandanda dans le but, aussi et bien sûr. En trois arrêts parfaitement exceptionnels (32e, 36e, 49e), le gardien de l'OM a montré que le costume international n'était pas trop grand pour lui. Le seul ennui, c'est qu'il ait pu être autant sollicité. Rénovée à 50% - Mexès et Sagna n'étaient même pas parmi les vingt-trois à l'Euro - la ligne de défense tricolore a beaucoup souffert. Tout ne lui est pas imputable : si les Suédois ont pu jouer lancés dans les trente derniers mètres, c'est que l'entrejeu avait mal assuré son affaire, comme s'il digérait avec difficulté la consigne de jouer plus haut. Mais sur le premier but, Larsson était seul car Gallas et Mexès avaient suivi le même homme, Rosenberg, au premier poteau. Gallas et Evra durent plus d'une fois sauver les meubles d'un tacle ultime. Le mérite des Bleus fut de s'assurer, globalement, le contrôle du jeu au milieu, et d'oublier les inhibitions dans leur expression offensive. « Je préfère gagner 3-2 qu'1-0 » a assuré Domenech dans sa première réaction. Il n'a pas toujours dit ça. En tout cas, en Autriche, le 6, ce serait un beau résultat.


Veuillez vous connecter pour laisser un commentaire
Pas encore utilisateur Yahoo! ? Inscrivez-vous maintenant pour ouvrir un compte gratuitement