
ZURICH (AFP) - Marseille n'a plus franchement le choix: dominé quoique beau joueur lors de ses deux premiers rendez-vous devant les favoris annoncés, le Milan AC et le Real Madrid, il ne peut prétendre à un salut en Ligue des champions que s'il l'emporte mercredi à Zurich.
Cette double confrontation -- le retour aura lieu le 3 novembre -- focalise toutes les attentions marseillaises, depuis que le champion de Suisse est allé s'imposer à la surprise générale mais en toute logique sur la pelouse du Milan AC lors de la 2e journée (0-1).
De quoi nourrir l'idée, dans les têtes françaises, que le club italien n'est plus a priori que l'ombre d'un grand d'Europe. Et qu'un double succès devant Zurich laisserait ouverte la porte d'une qualification pour les 8e de finale en cas de succès à San Siro le 25 novembre lors de la 5e journée...
Que de conditions à remplir... Que d'espoirs ténus à entretenir... Car si une équipe est bel et bien mal embarquée dans ce groupe C, c'est l'OM.
Résumé des épisodes précédents: battus à l'expérience au Vélodrome par Milan et son buteur historique Filippo Inzaghi (2-1), non sans avoir livré une seconde période pleine d'allant, l'OM a ensuite dilapidé en six minutes après la pause à San Bernabeu tout le crédit de sa première mi-temps audacieuse, sur des erreurs de défense et l'instinct de Cristiano Ronaldo (3-0).
Difficile d'imaginer pire départ. Au fond, l'OM se retrouve dans la même situation que la saison dernière, où, battu par les deux favoris Liverpool et Atletico Madrid lors des deux premières rencontres, il avait dû croiser le fer avec le PSV Eindhoven pour sauver sa tête en coupe de l'UEFA.
Sur le papier, le FC Zurich semble à la portée de la troupe de Didier Deschamps. Actuel 5e du championnat, à 16 points du leader Young Boys de Berne, le club alémanique, trois fois champion lors des 4 dernières années, vit une saison décevante.
Sans grande vedette internationale dans ses rangs, il a tout du petit poucet du groupe... Sauf que, précisément, le FC Zurich "donne tout pour la Ligue des champions", constate, un brin amer, l'entraîneur Bernard Challandes.
L'OM se sait donc attendu. Car la formation suisse souhaite donner corps à son "rêve": atteindre la 2e phase de l'épreuve, comme le dit le milieu de terrain Xavier Margairaz, qui comme beaucoup de Suisses romands, a très tôt été attiré par le championnat français et "l'incroyable OM, vainqueur de la Ligue des champions".
Zurich rêve donc, mais les pieds sur terre: "Nous restons les petits, et Marseille les grands. Leur engagement physique est constant, je m'attends vraiment à un match de combat. Cette équipe est à l'image de Deschamps, un mixte de qualité physique et technique", observe Challandes.
Si l'OM joue sur son vrai niveau, l'obstacle zurichois reste cependant tout à fait négociable. La dernière sortie à Nancy a montré que la formation de Deschamps avait retrouvé ses vertus évaporées lors des trois défaites de rang précédentes: engagement, percussion, lignes resserrés, bloc défensif.
Mais la constance n'est pas le fort de cette équipe, où la concurrence joue désormais plus nettement, signe qu'une équipe-type a du mal à émerger, ce qui se conçoit en phase de reconstruction. Sauf que la Ligue des champions ne se montre pas toujours patiente...






Commentaires 1 - 1 de 1
vive israel et l'amerique
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