Eurosport - lun, 21 janv 23:28:00 2008
Le champion d'Europe français Brian Joubert, s'est dit "prêt à 80%" pour défendre son titre, mercredi et jeudi à Zagreb où se disputent, du 21 au 27 janvier, les Championnats d'Europe. Joubert s'est exprimé le 13 janvier lors d'un rassemblement de l'équipe de France en région parisienne.
BRIAN JOUBERT, comment vous sentez-vous ?
B.J. : "Je me sens plutôt mieux. Ca a été difficile avec ce virus (ndlr: un virus musculaire l'a obligé de déclarer forfait au trophée Bompard, le privant du même coup de la finale du Grand Prix ISU). Après, quand ça allait mieux j'ai chopé une ampoule qui s'est transformée en escarre au niveau du pied. Donc ça a été très chaud aussi et cette semaine, en début de semaine, j'ai chopé une gastro(-entérite). Plein de petites choses qui embêtent mais ce n'est pas méchant. Le principal c'est qu'on a quand-même beaucoup travaillé avec Jean-Christophe (Simond, son entraîneur). Au niveau du physique je me sens mieux, techniquement je me sens bien, donc ça me rassure pour les Championnats d'Europe".
Quel sera votre objectif à Zagreb ?
B.J. : "Le but c'est de gagner, de conserver le titre. Je sais que ça va être très difficile car mes adversaires vont vraiment être à cent pour cent, mais moi j'arriverai là-bas avec une grosse envie. J'ai énormément travaillé donc ça paiera".
Est-ce qu'on peut dire que vous êtres à cent pour cent de vos moyens ?
B.J. : "Je ne pense pas être à 100% mais je dois être à 80% et ça suffira. Je reste quand même le champion d'Europe en titre et je suis invaincu."
Quels seront vos principaux adversaires ?
B.J. : "L'adversaire principal ça va être Stéphane Lambiel. Il a gagné la finale du Grand Prix donc je pense que mentalement ça lui fait du bien, même s'il a connu un début de saison assez difficile avec un Championnat de Suisse catastrophique. Tomas Verner c'est le patineur qui a le moins de pression par ce qu'il n'a vraiment rien à perdre. Donc lui aussi va être très dangereux".
Et les Français ?
B.J. : "Moi ce que je souhaite c'est qu'il y ait un autre Français sur le podium, soit Yannick Ponsero, soit Alban Préaubert. Pour le moment, Yannick c'est vrai que c'est le numéro deux français. Ce qu'il faut c'est que mentalement il soit aussi à l'aise qu'aux Championnats de France, parce qu'il est capable de faire quelque chose d'exceptionnel".
En tant que champion du monde en titre, estimez-vous que vous n'avez plus le droit de perdre jusqu'au titre de champion Olympique à Vancouver en 2010 ?
B.J. : "Le titre de champion du monde a vraiment été un soulagement. Après, je ne suis pas un robot, je ne pourrai pas rester invincible jusqu'en 2010. Il y aura bien un moment o je me ferai battre car je ne pourrai pas rester au top pendant deux ans. C'est pas grave si ça arrive. Le but c'est vraiment d'être présent en 2010".
La Fédération française des sports de glace (FFSG), qui vient d'élire Didier Gailhaguet, votre ancien conseiller, à sa tête, est-elle aujourd'hui plus proche des athlètes ?
B.J. : "Didier en tant que président ça me fait énormément plaisir, parce que c'est vrai qu'il voit plus le côté sportif que le côté financier, ce qui n'était plus le cas depuis 2005. Chez les garçons, on a pu conserver le niveau, mais c'est pour ça qu'il y a des difficultés chez les filles et en couples. Ca va prendre du temps pour redresser la barre, mais il faudra le faire".
AFP / Eurosport