PARIS (AP) - Grenoble, Pelvoux, Annecy et Nice sont quatre bons candidats à l'organisation des JO d'hiver 2018, a jugé mercredi le Comité national olympique et sportif français après la présentation des dossiers au siège du CNOSF à Paris.
"Je suis satisfait de la qualité des quatre dossiers", a déclaré Michel Vial, le président de la commission d'évaluation du CNOSF, après avoir auditionné les représentants des quatre villes. "Nous aurons une belle candidature, j'en suis convaincu".
La commission d'évaluation décidera le 18 mars de la ville retenue. Après l'échec de Paris à l'organisation des JO d'été 2012, le mouvement sportif estime que la France doit absolument postuler à l'organisation des compétitions olympiques. Le Comité international olympique (CIO) désignera en 2011 la ville choisie.
"On a été très agréablement surpris par la qualité des quatre dossiers", a ajouté Guy Drut, l'un des deux membres du CIO avec Jean-Claude Killy. Drut et Killy seront chargés de promouvoir auprès du CIO la candidature française retenue.
Si Nice a impressionné en dévoilant son projet en trois dimensions avec le soutien de l'académicien Max Gallo et celui d'Henri Proglio, le patron de Veolia Environnement, Grenoble peut s'appuyer sur son savoir faire de 1968 et Annecy sur l'expérience d'Albertville en 1992.
Pelvoux et ses 400 habitants, la plus petite commune de l'histoire à être candidate, n'a pas nourri de complexes en présentant une candidature ambitieuse, qui utiliserait certaines installations des JO de Turin 2006: la piste de bobsleigh de Cesena et le tremplin de saut à ski de Pragelato.
Gérard Sémiond, le maire de Pelvoux, Michel Destot, Jean-Luc Rigaut et Christian Estrosi respectivement ceux de Grenoble, Annecy et Nice, ont étalé les qualités de leurs dossiers.
Annecy compte parmi ses soutiens Aimé Jacquet, l'entraîneur des champions du monde et le photographe défenseur de l'environnement Yann Arthus-Bertrand.
Michel Destot a parlé de "candidature de la raison et de la passion" pour Grenoble qui, comme Annecy, utiliserait la piste de bobsleigh de La Plagne.
Christian Estrosi compte lui créer une piste à Auron, "pour donner des lettres de noblesse au bobsleigh, à la luge et au skeleton". Il a annoncé son intention d'utiliser la Baie des Anges comme théâtre de la cérémonie d'ouverture. Il prévoit près de deux mois de festivités continues puisque la quinzaine de battement entre les Jeux olympiques et les Paralympiques sera occupée par le 134e Carnaval de la ville.
Nice pourrait souffrir de tenter de devenir la troisième cité de bord de mer à briguer les JO d'hiver, après Vancouver (Canada) qui organisera ceux de 2010 et Sotchi (Russie) ceux de 2014.
"La géopolitique compte bien sûr, parmi d'autres considérations comme la sécurité ou le niveau technologique", relativise Guy Drut.
L'ex-champion olympique du 110m haies de Montréal en 1976 est beaucoup plus préoccupé par l'avenir de la ville qui sera retenue par la commission d'évaluation du CNOSF.
"Je ne voudrais pas que l'on reproduise que la même erreur que pour Paris. A savoir que ce soit une candidature politique accessoirement soutenue par les sportifs mais bien une candidature sportive soutenue par le monde politique", a-t-il dit. Paris, qui faisait figure de favorite pour organiser les JO de 2012, avait été battue sur le fil par Londres.
La commission d'évaluation du CNOSF va s'appuyer sur neuf thèmes pour départager les quatre villes pré-candidates: les finances, le village olympique, l'environnement, les infrastructures, les sites sportifs, les Jeux paralympiques, l'hébergement, les transports, le développement durable et l'héritage des Jeux.
Munich est la seule ville officiellement désignée pour l'heure par son comité national olympique pour concourir pour 2018. AP
jlc/cov/mw



Veuillez vous connecter pour laisser un commentaire
Pas encore utilisateur Yahoo! ? Inscrivez-vous maintenant pour ouvrir un compte gratuitement