Eurosport - ven, 21 mars 18:06:00 2008
Dans l'affaire Jimmy Kébé, le SC Bastia a été condamné par la Ligue de Football Professionnel à jouer un match à huis clos. Le président du club corse Pierre-Paul Antonetti s'est montré indigné de cette décision.
La LFP a infligé jeudi un match à huis clos à Bastia (L2) pour "banderoles injurieuses déployées par des supporteurs bastiais" avant le début de la rencontre Bastia-Libourne le 22 février. L'incident, qui a fait l'objet d'une instruction, remonte au 22 février avec l'apparition de la banderole "Kébé, on n'est pas racistes. La preuve, on t'enc..." avant le coup d'envoi du match de Ligue 2 Bastia-Libourne.
L'arbitre, M. Poulat, avait exigé l'évacuation des auteurs avant de siffler le début de la partie. Des supporteurs corses s'en étaient déjà pris, le 14 septembre, au même joueur burkinabé en proférant des injures racistes qui avaient valu le retrait d'un point au classement à Bastia. Le Comité national et sportif français (CNOSF), saisi par le Sporting, avait confirmé la sanction.
Ce retrait de point lors de la première affaire, avait d'ailleurs fait craindre le pire aux responsables corses. "Il n'y a pas de commentaire à faire, ils sont en train de décider là haut (à la LFP), je pense qu'ils vont rétablir la peine de mort pour Bastia ", avait juste lâché avant le verdict Pierre-Paul Antonetti, président du directoire de Bastia, jeudi soir, à sa sortie de la LFP.
Pour établir les responsabilités exactes du SC Bastia avant de prendre d'éventuelles sanctions, la commission devait résoudre plusieurs énigmes. La première concernait l'introduction des banderoles dans l'enceinte du stade de Furiani. Une autre avait trait à la panne du système de vidéo-surveillance intervenue au moment des faits (19h55 à 20h30).
AFP