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EQUIPE DE FRANCE - Suède - France : 2-3 - PAS DE QUOI S'ENDORMIR

jeu 21 aou, 23h32


L'équipe a-t-elle changé ?

Oui dans la mesure où quatre titulaires de Göteborg ne l'étaient pas à l'Euro (Mexès, Sagna, Mandanda, L. Diarra). Tous évoluent dans la moitié défensive de l'équipe, celle sur laquelle les entraîneurs - et Raymond Domenech en particulier - aiment s'appuyer. C'est notamment dans ces secteurs que le sélectionneur avait effectué, à l'Euro, ses choix les plus fidèles et les plus discutés (Thuram, Sagnol, Makelele, Abidal, Vieira). Mais non, elle n'a pas changé, car sur le plan de l'organisation, un 4-4-2 avec deux milieux excentrés, les Bleus ont évolué dans leur système le plus familier depuis la Coupe du monde 2006. Si Sagnol et Vieira n'avaient pas été blessés, la composition de l'équipe aurait davantage reflété cette continuité. La vraie rupture de ce onze, celle qui a été choisie par le staff, est la titularisation de Mandanda dans le but. Sur ce match, une vraie réussite.

L'équipe défend-elle comme à l'Euro ?

Tout n'est pas réglé, même s'il semble que les problèmes rencontrés à Göteborg soient en partie de nature différente. France - Pays-Bas (1-4) et France - Italie (0-2) avaient marqué la fin du mythe de la solidité défensive des Bleus. L'état de forme aléatoire des individualités expliquait en partie cet effondrement, autant qu'un ciment collectif désagrégé. Mercredi, la Suède a encore marqué deux fois et sérieusement inquiété Mandanda. Sur le plan collectif, les Bleus continuent d'opérer par un pressing assez fort au milieu et sur les côtés. Mais le manque d'automatismes entre les défenseurs en général, et entre Mexès et Gallas en particulier, ont concouru à maintenir cette fragilité. Par ailleurs, l'ambition affichée dans l'élan offensif a créé des déséquilibres d'autant plus flagrants que la Suède était organisée en 3-5-2. Son occupation de l'espace a surpris les Bleus et lui a permis de jouer dans leur dos. Enfin, les défenseurs ont encore laissé des latitudes à leur adversaire direct, notamment Evra.

Pourquoi, cette fois, a-t-elle marqué ?

Un but en trois matches à l'Euro ; trois buts en un match en août. Pourtant, Govou, Malouda, Henry et Benzema jouaient déjà à l'Euro. Les Bleus ont eu davantage de réussite, bien sûr. Mais la réussite se provoque et sourit aux audacieux. Et les Tricolores, parfois au prix de déchets, ont réduit le nombre de passes vers l'arrière et le temps de conservation après récupération. Contrôle, passe vers l'avant ; contrôle, passe vers l'avant. Suède - France fut par moments l'antithèse de France - Roumanie (0-0) par le nombre de joueurs disponibles devant le porteur et le nombre d'appels dans la profondeur. Ceci explique que Malouda et Govou soient réapparus comme les joueurs à caractère offensif. Dix tirs, dont huit cadrés pour trois buts : même si beaucoup de choses sont à parfaire dans l'entente Henry - Benzema, le contenu de ce match restera comme un encouragement.

Un nouveau souffle ?

Sur le plan du jeu, il faut se méfier des promesses amico-estivales susceptibles de se noyer dans une impitoyable course aux points aux quatre coins de l'Europe. Reste que la volonté de jouer vite vers l'avant est apparue plus évidente cette fois-là que depuis deux ans. Dans l'attitude générale, surtout, les Bleus étaient les dépositaires d'un message dont ils ont été les ambassadeurs consentants. Encouragements mutuels et joies sincères ont rythmé la soirée. Henry et Benzema, symboles de la concurrence entre générations qui avait miné l'Euro, ont multiplié les attitudes complices. Le premier, capitaine, a longuement étreint Yoann Gourcuff après sa première sélection sans ballon. Vu d'en haut, les Bleus ont resserré les rangs. Si ça dure, la qualification sera une épreuve à la portée de joueurs de cette envergure.

Faut-il s'inquiéter pour le match en Autriche ?

Les Bleus doivent perpétuer une ambition mais s'employer à corriger les déséquilibres persistants de leur jeu. Il faut compter sur les cinq jours de préparation qui précéderont Autriche - France pour gagner en sécurité sur le plan défensif et parfaire les automatismes. Suède - France fut un match à peine préparé, faute de temps ; le rendez-vous de Vienne aura été pensé dans les moindres recoins. L'Autriche s'annonce comme une équipe plus lente et moins adroite dans son jeu offensif, mais aussi plus prudente, donc plus difficile à percer. Si les Bleus, dans un match à enjeu, ne cèdent pas à la tentation de la prudence qui les avait empoisonné contre la Roumanie à l'Euro (0-0), c'est que les slogans publicitaires sur les sentiments de conquête, parfois, peuvent dire vrai.

 

Commentaires 1 - 2 de 2

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  1. edf se reconstruit, après un euro catastrophique il faut nesseccaire repartir à zero,alors laissont le staff faire son boulot

    De Ngoumakoue, le sam 23 août 11h 32
  2. HONNETEMENT C'EST NUL ON S'ENNUIE A REGARDER L'EQUIPE DE FRANCE JOUER, MALOUDA PERD TOUT LES BALLONS,HENRY EST UNE CHEVRE, BENZEMA DOIT CHERCHER LES BALLON AU MILIEU DE TERRAIN ET REMONTER LES 40 QUI RESTE IL N'Y A PAS DE MENEUR DE JEU POUR DONNER DU RYTHME MAIS @#$% PERSONNE NE LE VOIS DANS TOUT SES CAIDS DU FOOT;ON NE VA PAS SE QUALIFIER JE LE VOIS GROS COMME UNE MAISON;

    De laurentduarte, le ven 22 août 16h 16
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